Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /Oct /2006 09:28

Date de Sortie: 10 Octobre 2006

Date d'enregistrement: 2006

Durée: 61 minutes 56 secondes

Label: G-Unit, Interscope












 

 Les fans du G-Unit, l'attendaient depuis pas mal de temps déjà, mais les retards dûs au label et surtout au fait qu'Internet ait joué un vilain tour à ce cher Mr. Banks, « Rotten Apple » n'a donc pu finalement nous être dévoilé qu'au mois d'Octobre 2006. Un deuxième album enregistré dans un studio qu'il a récemment lui-même fait installer dans son quartier d'enfance de Southside Jamaica, et qui est selon lui mieux travaillé que le précédent car « The Hunger For More » avait été confectionné en tournée avec ses comparses du G-Unit. Fier d'être New-Yorkais, il l'est aussi et le fait d'avoir vécu dans l'un de ces ghettos lui permet, comme à la plupart des rappeurs, d'exprimer son vécu, ce qu'il vit et toutes les autres histoires qui défilent dans ces rues. D'ailleurs sur son nouveau tatouage, on peut nettement lire Rotten Apple et distinguer la Statue de la Liberté qui a défaut de brandir une torche, tiens cette fois-ci un flingue. La torche étant censé représenter la lumière et donc la direction à suivre, on sait tout de suite sa vision des choses et où il veut en venir avec l'autre symbole utilisé. Bref, ceci peut être une indication sur le contenu de ce nouvel opus ?


1. Rotten Apple (feat. 50 Cent & Prodigy) (prod. Havoc)  ★★★

Un morceau qui introduit cet opus de manière assez mystérieuse car on le dirait tout droit sorti d'une mixtape. Mais le beat est vraiment en accord avec le thème, crade et sombre comme les rues de New York, du New York de Lloyd Banks. Un son street bien calibré.


2. Survival (prod. Young RJ Rice)  ★★★

On continue dans un morceau qui représente bien NY, il y a vraiment une bonne volonté de vouloir nous faire écouter de l'ancienne son new-yorkais. Lloyd Banks le dernier survivant des rues new-yorkaise ? En tout cas le son se laisse s'écouter sans problème.


3. Playboy 2 (prod. Ron Browz) ★★★

On enchaine avec un bon morceau sortit du ghetto. Malgré la boucle utilisé qui est à long (ou court) terme assez lassante, Lloyd Banks fait une bonne suite voir meilleur que la première version disponible dans son premier opus.


4. The Cake (feat. 50 Cent) (prod. The 10) ★★★

Comme d'habitude les lyrics G-unit n'ont rien d'extraordinaire, Banks reste ici dans son contexte habituel ! Money, Money, Money. Cependant la chanson est bonne, une que l'on retient le plus facilement puis la couleur verte lui va si bien. 


5. Make A Move (prod. Dirty Swift) ★★

Bien qu'il ait voulu obtenir parfois ce côté plus sombre, et parfois plus énergique sur cet opus, le choix des productions est parfois hasardeuses comme ici. C'est peu marquant comme morceau, à cause de cette instru four-tout.

 

6. Hands Up (feat. 50 Cent) (prod. Dangerous LLC) ★★★★

Morceau qui est là dans le simple but de faire bouger, s'éclater, faire la fête jusqu'à pas d'heure. C'est pas pour autant que les paroles ne volent pas très haut, car Banks enchaîne bien avec des punchlines. Un banger efficace dont seul le G Unit à le secret.


7. Help (feat. Keri Hilson) (prod. Ron Browz) ★★★★

Crossover R&B qui est un son pour lovers. (normal en même temps) Le rappeur New-Yorkais nous parle ici d'un coup de foudre. Efficace et mélodieux, une collaboration qui apporte une bouffé d'air à l'album.


8. Addicted (feat. Musiq Soulchild) (prod. Sha Money XL)  ★★★★

Musiq Soulchild vient poser sa voix suave sur le refrain réussit. Encore un bon choix de collaboration qui apporte à nouveau une belle bouffé d'air frais. Le beat simple, et mélodieux colle parfaitement au rap de Lloyd Banks qui nous parle ici d'addiction.

 


9. You Know the Deal (Dollar Bill) (prod. Major Music) ★★

Morceau au allure Old School, qui sample la voix de Rakim pour en faire un refrain. Malheureusement le résultat escompté n'est pas ce à quoi l'on espérait, le beat est un peu trop discret comme la prestation de Lloyd Banks d'ailleurs.


10. Get Clapped (feat. Mobb Deep) (prod. Neeldz)  ★★★

Pee et Havoc sont tous deux réunis pour un morceau bien obscur, comme à l'accoutumé pour ces deux Mobb Deep. Un son redoutablement efficace où Banks excelle, dans un registre qui lui va parfaitement.


11. Stranger (prod. Nick Speed) ★★★

C'est sombre, et efficace. Il nous avait habitué à un autre style mais celui ci ne fait en rien de l’ombre à la bon prestation de Banks. Le beat sombre, peu imposant avec de petite note de piano rajoute un côté angoissant à la chanson.


12. Change (prod. Prince & Machavelli)  ★★★★

Encore une chanson sombre tout droit sortit du ghetto. Bref, l'instru est bonne, simple mais efficace. Les quelques notes de piano mettent en valeur Lloyd Banks en grand forme. Un très bon morceau.


13. NY NY (feat. Tony Yayo) (prod. Eminem) ★★★

Sur une production plus que modeste d'Eminem, Lloyd est justement là pour nous rappeler que le flingue dirige NY, et avec un Tony Yayo qui semble avoir enregistré son couplet entre deux parloirs tellement il fait une faible et minime apparition.


14. One Night Stand (prod. 9th Wonder) ★★★★

Avec son refrain r&b très efficace, et son ambiance bien soulful, ce titre ne peut être le meilleur morceau de cet album. Il gomme à lui tout seul les petits défauts qu'on a pu rencontrer. Puis Lloyd Banks rappe de si belle manière que le titre qu'on ne peut quant redemandé.


15. Iceman (feat. Young Buck, 8Ball & Scarface) (prod. Dave Morris) ★★

Une belle déception ! Sa manque largement de punch malgré la présence du trio sudiste. Un beat sans grand âme, c'est limite ennuyeux puis les rappeurs ne font rien pour réhausser tout sa. Bref, 5min26 assez molassones.


16. Gilmore's (prod. The Hitmen)  ★★★★

Pour ne pas qu'on ce quitte fâché, Lloyd balance un très bon son brute. Morceau où la qualité est au rendez-vous. Qualité présente grâce au bon boulot des Hitmen et d'un refrain efficace.


Au final, la formule ne change pas: on reste dans la même lignée, dans la même tonalité que le précédent avec quelques bangers, quelques morceaux posés, des morceaux sombres, un lot de refrains histoire d'ambiancer et surtout des invités par-ci par-là. Certes, il y a toujours la même équipe sur cet album, mais d'autres featurings sont un peu plus novateurs voir même surprenants pour certains. Son grain de voix reste le même mais côté flow et lyrics, on sent tout de même une légère progression et une plus grande envie derrière le micro sur certains morceaux. « Rotten Apple », demeure un bon petit album de qualité sans pour autant être extraordinaire, mais dont on sait que les admirateurs de Lloyd Banks y trouveront leur compte. Le style du bonhomme a peu changé par rapport à « The Hunger For More ». Si Banks est loin d'être le nouveau King de New York, il a eu au moins le mérite d'avoir voulu porter haut et fort les couleurs de sa ville, ce qui de nos jours, semble s'avérer pour le moins périlleux.

 

Beats:     Lyrics:      Originalité:

 

 

 

Note: ★★★★★

 

 

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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 15:18

309.jpgDate de Sortie: 26 Septembre 2006

Date d'enregistrement: 5 Octobre 2005/Janvier 2006

Durée: 62 minutes 36 secondes

Label: Disturbing tha Peace, Def Jam











 

 Après une courte pause cinématographique, et avoir confirmé ses talents d'acteur dans « Hustle & Flow » et « Crash », Christopher "Ludacris" Bridges revient se lancer dans la course au titre grâce à une ambition et une volonté inébranlables. Redoutable challenger et perfectionniste, Ludacris poursuit son évolution artistique avec son, cinquième album, « Release Therapy », vers une maturité plus affichée. Mais, le rappeur d'Atlanta souffrait de l'image que les médias lui ont associé, celle de la personne qu'on aime ne pas prendre au sérieux. Et pourtant du côté d'Atlanta, on ne rigole pas avec le rap ! Alors plutôt que s'autocaricaturer, Luda marque un pas décisif dans sa carrière. Une étape importante qui s'est décrite physiquement par le rasage de ses dreadlocks, puis musicalement. Docteur Luda nous propose, donc, sa thérapie en jouant la carte de l'expérience et de l'introspection.

 


1. Warning (Intro) (prod. Vudu) ★★

Ludacris met d'entrée les poings sur la table avec panache. Certaines mauvaises langues auront beau dire que Luda a un trop plein d'égo à évacuer en récapitulant son curriculum vitae, il reste néanmoins la vraie valeur sûre du Dirty South et cette intro percutante en est la preuve parfaite.


2. Grew Up A Screw Up (feat. Young Jeezy) (prod. DJ Nasty & LVM) ★★

Une réunion au sommet pour nos deux originaires d'Atlanta, hommage furieux à la scène de Houston sur lequel Ludacris redéfinit le 'screwed up' à sa manière, avec un Young Jeezy en guise de 'sidekick', et renvoie par la même occasion Mike Jones ou Paul Wall au vestiaire, pardon, à leurs cahier de rimes ! De la pure trap music !


3. Money Maker (feat. Pharrell) (prod. The Neptunes) ★★

Ludacris en hitmaker certifié est toujours là quand il s’agit de nous faire bouger et il y arrive toujours aussi facilement avec ici ce hit single. Le beat tribal et exotique correspond bien au style de Luda, assisté par Pharrell pour le refrain passe-partout et facile à retenir.


4. Girls Gone Wild (prod. The Neptunes) ★★

Seconde prod neptunienne, qui passe au rapport supérieur sur le plan musical et échelle de température. Pas étonnant avec un intitulé pareil, qui évoque tout le charme des filles pas très habillées qui remontent la pulpe de leurs fessiers huilés sur un rythme uptempo et des textes pornosensuels.


5. Ultimate Satisfaction (feat. Field Mob) (prod. Rich Skillz) ★★

Banger (Si si) qui incite à faire monter le caisson de basse avec son instrumental mid-tempo très lourd, de quoi faire trembler les murs. Le truc complètement dingue, c'est que cette track sample le synthé électro hypnotique et la voix de "Satisfaction" de Benny Bennassi. Ludacris pose un flow acrobatique et ludique comme on aime.


6. Mouths to Feed (prod. DJ Toomp) ★★

Titre bounce qui parle d'argent, de finance et des responsabilités que cela implique, c'est-à-dire en tant que père de famille et patron d'entreprise. Plus une chanson à texte en fait, comme une sorte d'antithèse au bling bling m'as-tu-vu même si Luda aime bien rappeller que c'est un 'monster in this game'.


7. End of the Night (feat. Bobby Valentino) (prod. Happy Perez) ★★

Ludacris relâche la tension avec ce son plus cool, plus smooth. L'instrumental intégre de bons éléments empreintés au rythm'n blues (mélodie de guitare sèche un brin latino), un son pour les lovers agréable et idéal à écouter en bonne compagnie lorsqu'on rentre de soirée.


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8. Woozy (feat. R. Kelly) (prod. Ken Jo)

Le R&B est de série, ici avec ce doublé consécutif. Kells fait semblant de rapper à côté de ce coquin de Ludacris. Le chanteur surprend pourtant par son interprétation sur le finish en poussant la voix, histoire remonter sa performance de passable à bonne. Le coup de saxophone et les notes de piano rajoutent un côté sensuel bienvenue


9. Tell It Like It Is (prod. Omen)

Place maintenant aux attaques verbales et frontales, et là ça ne rigole plus par contre. Ludacris se montre plus direct et ça devient carrément violent quand il nous donne la vérité sur l’industrie et les faux qui la font sur ce titre. Il parle ici sans détour et met à nu un monde du rap et des rappeurs souvent loin de leur image publique. Avec cette critique ouverte de l'industrie de la musique qui emploie le rap, Luda montre une autre facette de sa personnalité, moins marrante certes mais en contrepartie plus assagie.


10. War With God (prod. Dre & Vidal) ★★

Sublime « diss-track » qui est une nouvelle prouesse textuelle du MC qui débat une fois de plus sur ses thèmes de prédilection (non, il ne parle pas de deal, de drogue ou d'armes..), à savoir son manque de reconnaissance dans la scène, les nombreuses haters qui l'entourent et son envie d'aller de l'avant et d'en faire toujours plus.


11. Do Your Time (feat. Beanie Sigel, Pimp C & C-Murder) (prod. The Trak Starz) ★★

Ludacris se met même à écrire sur des sujets sensibles et difficiles, voire personnels, lorsqu'il parle, ici, de la prison. Ce morceau, où il s’adresse aux gens enfermés en prison, paraît un message d'espoir. Et qui d'autres de mieux que d'ex-detenus tels que Beanie Sigel, Pimp C ou C-Murder peuvent apporter leurs témoignages sur les conditions de détention et de la vie carcérale.


12. Slap (prod. The Runners) ★★

Luda en arrive à parler de vraies galères, et vouloir se calmer les nerfs à la façon Ludacris. C'est à dire voire de la boisson très (très) alcoolisée, et frapper sur tout ce qui bouge.


13. Runaway Love (feat. Mary J.Blige) (prod. Polow Da Don) ★★

Titre sublime qui touchera les personnes sensibles (ou pas..), où il relate des histoires vraies de jeunes filles en perdition, celles qui n'ont jamais connu leur père, des adolescentes qui tombent enceintes...


14. Freedom of Preach (feat. Bishop Eddie Lee Long) (prod. Mr. Jonz)

Pour finir, Ludacris prononce un discours introspectif dans la joie et l'allégresse sur cette outro gospel.


Ludacris a pris pas mal de recul pour se prendre en main plus sérieusement, ce qui affecte forcément l'ambiance de l'album. Oui bien sûr, il s'inscrit dans la logique des choses au niveau humain et psychologique, ce qui ne veut pas dire forcément dans la continuité des précédents opus. Il n'y a pas de cassure non plus, juste que Ludacris devient plus MC que rappeur et franchit un cap déterminant. Côté thèmes, Ludacris fait le tour de toutes les questions et évoque aussi bien les femmes que la guerre, en passant par les sorties festives, la religion et même l'amour. La prise de conscience de sa place au sein du hip hop américain et de ses propres responsabilités dans la vie ont influencé la réalisation de son dernier album, « Release Therapy » fait véritablement de Ludacris une référence dans le monde du rap en général. Luda signe, donc, une oeuvre remarquable, peut être pas du niveau de « Chicken & Beer », mais tout de même supérieure à son dernier cru.


Beats:     Lyrics:      Originalité:

Note: ★★★★
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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 22:27

00602498572290 SDate de Sortie: 15 Aout 2006

Date d'enregistrement: 2005 / 2006

Durée: 62 minutes 25 secondes













 
 

  La vie et la mort sont des ennemies intimes qui se concèdent parfois quelques faveurs au gré de la chance et du hasard. Si la fatalité a tranché le sort de Proof, pour Obie Trice, les cieux se sont montrés bienveillants et notre homme a survécu à une balle perdue reçue en pleine tête. Miraculé, peut-être… Le fidèle acolyte d’Eminem s’en est remis à la providence malgré lui, et revient aujourd’hui avec la ferme intention de rester maître de son destin. Forcer la réussite et retrouver des jours paisibles, faire ce qu’on sait le mieux en occultant cet éclat de balle, dernier témoin d’un terrible accident, tels sont les enjeux de ce deuxième effort solitaire pour Obie Trice. Toujours bien accroché à son attrait pour la boisson, le rappeur de Détroit remet donc une tournée pour ses fans.


1. Intro (prod. Eminem)

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2. Wake Up (prod. Eminem) ★★

Dès les premiers pas de l’opus, l’alchimie entre Eminem et Obie essaye de prendre forme, mais se sera sans grand éclat ce coup ci puisque la chanson reste assez plate et ne surprend peu.


3. Violent (prod. Eminem) ★★

Morceau qui donne le ton, sombre, de cette album avec brio, où il raconte qu'on peut tenter de le chopper dans le quartier où il traîne et de le buter, mais qu'il ne loupera pas sa cible et nous tuera en premier. « Mon pote je ne vais pas te rater, ce jour sera celui de ta mort... »


4. Wanna Know (prod. Emile) ★★★

On enchaîne avec ce titre accrocheur et sympathique, au accent rock par moment. Bref un son patate et bourrin qui va décrasser plus d'une sono.


5. Lay Down (prod. Eminem) ★★

Titre où l'ambiance autour de la musique donne une impression de peur. Les échos d'une voix féminine dans le refrain accentue un peu cela. Il s'adresse ici à ses ennemis, à ceux qui se mettent en travers de sa route.


6. Snitch (feat. Akon) (prod. Akon) ★★★

Afin d'assurer un bon « heavy-rotation » sur les radios, Obie fait appel à Akon pour un refrain à la Akon. Concernant le refrain, Akon chante d'un ton nostalgique et met en garde tous ceux qui tenterait de trahir le crew de Obie. Avec cette chanson, ils veulent dire par là que dans le ghetto, si tu rentres dans un gang et que tu balances par la suite quelqu'un, tu signes ton arrêt de mort. Et quelque soit l'endroit où tu essais de te cacher, en changeant de ville, d'Etat... tu ne pourras pas forcément y échapper.


7. Cry Now (prod. Witt & Pep) ★★

L'heure n'est plus à la rigolade et Obie s'est employé à nous le faire comprendre, sur une instru qui sort bien du lot.


8. Ballad of Obie Trice (prod. Eminem) ★★

Eminem revient à la production, et le résultat est toujours les mêmes, l'instru fiévreusement sombre mais très simpliste. Les « choeurs » reste assez limites, voir supprimable.


9. Jamaican Girl (feat. Brick & Lace) (prod. Eminem) ★★

Eminem déjoue les pronostics en proposant le crossover reggae/ragga, pour nous gratifier un peu de bonne humeur. Mais c'est franchement raté.

 

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10. Kill Me A Mutha (prod. Eminem) ★★

On aimerait bien écouter avec enthousiasme le duo Shady/Obie, mais le niveau de la production aux allures sombres et macabre est trop flaiblard. Le but ici est de parler des mecs en boîte qui sont toujours là pour chercher un peu de friction, soit parce qu'ils ont trop bu, ou bien parce qu'il s'approche un peu trop de votre copine en train de danser comme une folle sur la piste. Obie veut donc régler le compte à ce genre de type.


11. Out of State (prod. Swinga) ★★

Titre surprenant aux accents south/country, sur lequel un featuring de Ludacris (Obie empreinte même son flow un moment) n’aurait pas dénoté.


12. All of my Life (feat. Nate Dogg) (prod. Trell) ★★

Le futur tube / single montre d’ailleurs qu’au niveau featuring catchy, Nate Dogg reste un maître en la matière, et qu’aujourd’hui encore, il est capable de transformer en or les disques sur lesquels il couche sa voix de velour.


13. Ghetto (feat. Trey Songz) (prod. JR. Rotem) ★★★★

Titre fort symphatique qui ne souffre aucunement de la présence du chanteur guimauve Trey Songz qui sert un bon hook.


14. There They Go (feat. Big Herk, Eminem & Trick Trick) (prod. Eminem) ★★

Trick Trick, bien inspiré au micro et vole la vedette au reste, confirme que la scène de Détroit regorge de rappeurs qui, s’ils n’ont pas tous une identité très prononcée, sont capables de s’imposer aux côtés de leur chef de file décoloré. Cette chanson est en quelque sorte un hymne pour les gangsters de Detroit, les « D-Town boys » comme ils disent.


15. Mama (feat. Trey Songz) (prod. JR. Rotem) ★★

On reprend les même, et on recommence. Encore une bonne collaboration entre Obie et Trey (au taquet), le résultat est égal à la première collabo.


16. 24's (prod. JR. Rotem) ★★

Sur ce titre le MC de Détroit donne du collier et profite de la bonne composition de JR, pour étaler son talent. Titre qui figure dans les bons moments de l'album.


17. Everywhere I Go (feat. 50 Cent) (prod. Eminem) ★★

La combinaison Obie/Fifty a du mal à décoller, et la production (catastrophique) n'est pas pour rien. Ennuyeux...


18. Obie Story (prod. JR. Rotem) ★★★★

Cette dernière piste est simplement la meilleur de l'album. Sur une excellente production, Obie nous lache un long couplet, fort bien écrit, qui confirme qu'il reste une valeur sûre du label et de la scène rap de Détroit


Avec la mort de Proof, on était en droit de se demander si la scène Hip-Hop de Détroit pourrait rapidement relever la tête. Autant dire que l'album d'Obie Trice tombe à pic pour nous démontrer (partiellement) que c'est bel et bien le cas, surtout qu'il n'est sorti que quelques mois après le décès d'un de ses meilleurs représentant. Du coup ce second album d'Obie, prend un relief bien particulier, car outre le fait de nous plonger dans les rues crasseuses de Motor City, il constitue un témoignage plus que crédible sur le quotidien des rappeurs de cette ville. Obie ayant lui même pris du plomb dans la tête, cela n'étonne pas de retrouver un album beaucoup plus sombre et moins enchantant que le précédent. Il reste tout de même de moins haute volée que la première livraison, mais se révèle à l’image de son visuel : sombre, presque intime par moment, un peu trop uniforme, mais finalement assez réussit. Obie reste toujours un bon rappeur et lyriciste, et fait de cette album un opus plus personnel que « Cheers ». « Second Round’s On Me » annonce l’arrivée à maturité d’Obie Trice, mais moins colorés, moins punchy, il est dans l’ensemble plus réfléchi et mieux maîtrisé. Bref, cette deuxième tournée ne fera pas oublier la première, mais donnera une bonne cuite aux fans.

 

Beats:       Lyrics:        Originalité:  

 

Note: ★★★★★

OBIE

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 14:50

Date de Sortie: 13 Juin 2006

Date d'enregistrement: 2005/2006

Durée: 58 minutes 33 secondes

Label: Flipmode/Aftermath/Interscope











 Sa faisait 4 ans que Bus' Bus' n'avait pu sortit un album ! étonnant pour quelqu’un qui à une époque passée en sortait un par an. Après avoir signé sur « Aftermath Records », l’attente fut longue et pleine de rebondissements, avec des gros coups de pubs, de plans marketing et de malheureux drame. Mais qui n’est pas passé par là, après avoir signé chez Aftermath ? Ils l’ont tous fait et Busta n’y a pas échappé, était-ce vraiment nécessaire ? Surtout que les fans étaient déjà assez curieux de voir ce que l’association de ces deux monstres du rap pouvait donner. Et après trois ans de construction et peaufinage, Busta nous offre enfin son septième album et premier pour Aftermath, « The Big Bang ». C’est maintenant l’heure de vérité, Busta et son « The Big Bang » sont prêts à faire trembler nos oreilles ?

 


1. Get You Some (feat. Marsha & Q-Tip) (prod. Dr. Dre) ★★★★

Il attaque directement avec un lourd morceau, ou il est appuyé par la voix nasillarde d’un Q -Tip, que l’on prend plaisir à voir ici, l’instru sent bon le Dr. Dre et montre un Busta plus dur mais aussi plus 2006, fini les histoires de fin du monde, ces richesses et un discours un peu plus street prennent la place. Busta ira même à joué de l'analogie 'NBAesque' ("I'm like Shaq, franchise player just got traded / to the number one team in the league.") 


2. Touch It (prod. Swizz Beatz) ★★★

Ce morceau au beat basique et amélodique est redoutable dans sa construction binaire, avec un passage 'get low' où Busta déballe son flow et ses rimes normalement par dessus des grosses basses avant de s'écrier avec toute la verve qu'on lui connait après un 'turn it up' sur un rythme qui claque. Et la boucle tourne ainsi de suite sur un refrain hypnotique inspiré de « Technologic » des électroniciens français Daft Punk. Un single égotrip à deux volumes !


3. How We Do It Over Here (feat. Missy Elliot) (prod. Dr. Dre) ★★★★

'Club banger ' rudement efficace, un puissant morceau pour les dancefloors. Le Doc pose un beat propre au influence hindous inhabituels, Busta possède son flow nerveux caractérique en posant une bride il faut dire, question de maturité sans doute.


4. New York (feat. Swizz Beatz) (prod. DJ Scrath) ★★★★

Voilà la fabuleuse ode au rap New Yorkais. Heureusement d'ailleurs que le sergent-général du Flimode Squad fait la part belle à ses origines new-yorkaises. Il rend hommage à 'la mère fondatrice' à l'heure où la 'Gross Pomee' est reléguée au second plan. ("Shit you want the truth take a New York trip'")


5. Been Throught the Storm (feat. Stevie Wonder) (prod. Sha Money XL) ★★★★

Busta se livre un peu plus quand il explique ses poignantes réminiscences de jeunesse avec beaucoup de talent, pour une performance à la hauteur de le légende à ses cotés sur ce morceau. Et que dire du final, l'émotion ressentie est forte tellement c'est fantastique.


6. In the Ghetto (feat. Rick James) (prod. DJ Green Lantern) ★★★

S'ensuit ce morceau, où il fait revivre Rick James grâce à son don de sampling exceptionnel. Busta rend hommage au ghetto dans ce morceaux, en parlant des bons comme des mauvais côtés de la vie de ghetto et il dit que cette vie du ghetto est quelque chose dont on devrait être fier et non le contraire.


7. Cocaina (feat. Marsha) (prod. Dr. Dre) ★★★★

Busta reste avant tout un MC Eastcoast et Dre lui a taillé des instrus sur mesure. Toujours aussi fort grâce à une voix et un style unique qu’il pose à merveille cette production infaillible d’un Dre visiblement en très grande forme. Un morceau inévitable.


8. You Can't Hold the Torch (feat. Chauncey Black & Q-Tip) (prod. J. Dilla) ★★★

Les deux vétérans se posent tranquillement pour expliquer aux nouveaux rappeurs qu’ils sont loin d’avoir le niveau pour reprendre le flambeau.("They ain't got in 'em to make a classic / These niggaz can't hold the torch, so why pass it ?") Et vu l’état du rap, on ne peut les contredire, car comme à la grande époque, ces deux là, avec des styles opposés se complètent parfaitement.

 

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9. Goldmine (feat. Raekwon) (prod. Eric Sermon) ★★★★

Une pure histoire d'argent sale, comme le Chef adore. Le rappeur du WU  vole presque la vedette à Busta avec un rap tout simplement meurtrier. Meurtrier comme ce son...


10. I Love My Bitch (feat. Kelis & Will.I.Am) (prod. Will.I.Am) ★★★

Ce single correspond plutôt bien au style de Busta, avec la petite touche de Kelis, notre effrontée favorite. La musique est plutôt sympa et les paroles ne sont pas mythiques mais bien dans la lignée d'un single pour annoncer la sortie d'un album très attendu. C'est une chanson qui parle du fameux sujet "je t'aime moi non plus".


11. Don't Get Carried Away (feat. Nas) (prod. Dr. Dre) ★★★

Production du docteur pour ce gros son où l'on retrouve Nas avec Busta. Un bon beat, 2 flows qui s'associent très bien et qui nous offrent au final une bonne chanson, certes pas phénoménale sur le plan lyrics mais qui assurent tout de même sur le reste.


12. They're Out to Get Me (feat. Mr. Porter) (prod. Mr. Porter) ★★★

Là aussi il se fait plus proche, livrant ses sentiments sur les faux amis et ceux qui voudraient le voir chuter avec Mr Porter de D -12, qui s’occupe de la production et de la partie chant.


13. Get Down (prod. Timbaland) ★★

Busta Rhymes reste la star et personne ne fait bouger comme le rappeur, toujours aussi habile pour concocter de purs hits pour les clubs à l’image de ce morceau. Sur une production trip jungle, tribal et exotique, et surtout festif de Timbaland réveille nos instincts primitifs avec un morceau pour faire remuer les fessiers sur les pistes de dance.


14. I'll Do It All (feat. LeToiya Williams) (prod. Jelly Roll) ★★

Malgré une mélodie à la flute sympathique, l’instru de Jelly Roll est trop chargé et Busta semble posé se morceau pour rentrer dans le format imposé et ne pas oublier les ladies.


15. Legend of the Fall Offs (prod. Dr. Dre) ★★★★

Et bien évidemment, comme à chaque fin d'album de Busta, une chanson bien sombre limite glauque. Dre a concocté un beat à base de coups de pelles qui creusent pour donner un côté funeste accentué par des notes graves de pianos. Busta joue le rôle du croque-mort où il nous raconte l’histoire des emcees dont la carrière est morte et qui ne ressusciteront pas, et ironiquement on ne peut penser qu’à Busta, qui lui fait une renaissance réussit.


Dix ans après « The Coming », Bus Bus est devenu un monstre sacré du Hip Hop, et il enfonce le clou avec « The Big Bang ». Pas si spectaculaire que prévu, ce relifting artistique orchestré par Dr. Dre porte une nouvelle armure autour d'un Busta plus sage et sûr de lui. Si ce n’est pas vraiment l’album parfait, c’est tout de même une très grosse claque, l’assos Dre/Busta fonctionne très bien, Busta gagne son pari avec un retour tonitruant et signe un des meilleurs albums de l’année 2006.

 

Beats:     Lyrics:      Originalité:

 

Note: ★★★
Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 18:43
Date de Sortie: 6 Juin 2006

 

Date d'enregistrement: 2005/2006

Durée: 64 minutes 51 secondes

Label: Lench Mob

 













Six ans de "silence solo', une éternité pour les fans d'Ice Cube, mais est-il vraiment encore besoin de présenter Ice Cube, un des rappeurs les plus connus et respectés du milieu ? Pour les plus jeunes, Ice Cube est juste un acteur issu du rap connu pour ses comédies et certaines fois des films d’actions ayant tous fait plus ou moins de bruit, faisant de lui une des valeurs sures du rap ayant immigré vers Hollywood.Pour les plus anciens, et pour ceux qui connaissent leur histoire, Ice Cube est un monument ! Un des pères fondateurs du gangsta rap avec N.W.A dans les années 80, il connaîtra aussi une très belle carrière en solo au début des années 90’s avant de s’échapper peu à peu vers Hollywood réalisant des hood movies devenus classiques, comme 'Friday' ou 'Barbershop'. Il balance son septième album, et c'est toujours le même. La couverture de cet album estampillé « Explicit Contents » donne le ton : Los-Angeles en flammes, le profil d’Ice-Cube dans ses plus mauvais jours et un titre « Laugh Now, Cry Later » (rire maintenant, pleurer après). Bref, du pur west coast gangsta rap qui ne fait ni dans la dentelle ni dans la rémission en vue...


1. Definition of A West Coast G' (Intro)

/


2. Why We Thugs (prod. Scott Storch) ★★★★

Sur un beat concocté par le très hype Scott Storch (qui se rappelle ici au bon souvenir de ses fructueuses collaborations avec Dr Dre), le « Nigga we love to hate » évolue dans le mainstream de qualité et donne le ton d'un opus volumineux "Call me an animal up in the system / but who's the animal that built this prison").


3. Smoke Some Weed (prod. Bud'da) ★★★★

L'ambiance devient hypnotique avec ce titre qui transporte l'auditeur dans des hauteurs enfumées à coups de sirènes stridentes et de voix torturées. Titre où il balance un brûlot incendiaire contre le gouvernement Bush, qu'il condamne pour son immobilisme dans le 'dossier Katrina'. ("White floks worry 'bout them fuckin misdermeanor/While black people dyin in that God damn arena.")


4. Dimes & Nicks (A Call From Mike Epps)

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5. Child Support (prod. Teak "Tha Beatsmith" and Dee Underdue) ★★★★

Morceau qui égratigne sans ménagement les nouvelles coqueluches surfaites d'une mouvance gangsta dont Cube revendique ouvertement la paternité. Il assoie son statut de père du gangsta rap, met à mal l’industrie du rap, refuse donner du crédit et leur 'pension alimentaire' à ces indignes rejetons, rapprochant implicitement lebeef 50/Game du double meutre Pac/Big avec des lyrics incisifs. ("Cause Intercospe'll spend your money/they don't give à fuck/about dead rapper/nigga they'll chop it up.")


6. 2 Decades Ago

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7. Doin’ What It Pose 2do (prod. Emile) ★★★★

Il séduit toujours grâce à des cuts entraînant et puissant lyriquement comme ici.


8. Laugh Now, Cry Later (prod. The Hitmen) ★★★

Morceau qui fait plus dans le laid back californien avec un je ne sais quoi de « frontalier » genre « passage de clandé mexicains », avec un Cube donnant une leçon de vie à travers un texte prenant et plein de justesse sur la conséquence de nos actes.


9. Stop Snitchin’ (prod. Swizz Beatz)★★★

Pure banger, produit par Swizz Beatz, qui nous sort un beat monstrueux, accompagnant à merveille un Cube décidément en forme .


10. Go to Church (feat. Lil' Jon & Snoop Dogg) (prod. Lil' Jon) ★★★

Il réserve plus d’un son parfait pour les voitures ou les soirées à l’image de ce banger. Ice Cube s'autorise un tacle appuyé sur Mike Jones, prouvant ainsi que la consensualité ne fait toujours pas partie de ses défauts.

 


11. The Nigga Trapp (prod. DJ Green Lantern)★★★

Cube laisse toujours prévaloir ses paroles et il n’y a aucune raison de ne pas rentrer dedans. Puis la production est vraiment terrible. O'sheo repart encore en campagne contre les hautes instances, accusées de ghettoïser les Afro-américans.


12. A History Of Violence

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13. Growin' Up (prod. Laylaw & D-Mac) ★★★

Les fans seront pris par la nostalgie. Ice Cube se rappelle du passé et de toutes les grandes étapes de sa carrière, avec même une dédicace pour Eazy E et Lil’ Eazy E, nous montrant un Cube contemplant son passé pour un morceau des plus agréables.


14. Click, Clack - Get Back ! (prod. Emile) ★★★

Gangsta, mais aussi savoureux, car Cube n’est pas n’importe quel rappeur et son style est toujours aussi ravageur, avec comme autre témoin me morceau, une autre tuerie ou Cube montre toute son habilité à faire de purs bangers.


15. The Game Lord (prod. Teak "Tha Beatsmith" and Dee Underdue) ★★

Morceau peu marquant, qui ne comblera pas totalement ou lassera les fans du rappeur de L.A.


16. Chrome & Paint (feat. WC) (prod. Bud'da) ★★★

Musicalement, on évolue dans le West Coast stylin’, à la Snoop Dogg, cool et dansant. A cette différence près que chez Ice Cube on sent dans la voix bien plus de hargne ostentatoire.


17. Steal the Show (prod. Scott Storch) ★★★★

Nouveau banger ! On ne sent vraiment pas le poids des années, du début à la fin, il accroche son audience, étant toujours aussi apte à faire du bon gangsta rap.


18. You Gotta Lotta That (feat. Snoop Dogg) (prod. Lil' Jon) ★★

Snoop reponite sa truffe pour un morceau qui lui colle à la peau. Mais sa ne suffit pas pour distraire l'auditeur.


19. Spittin' Pollaseeds (feat. WC & Kokane) (prod. Laylaw & D-Mac) ★★★★

Encore un morceau laid-back purement west coast, pour un résultat invitant au déhanchement . Un morceau phare de l'album.


20. Holla @ Cha' Boy (prod. Lil' Jon) ★★★

Force est de constater que le style n’a pas encore épuisé toutes ses cartouches. Encore un résultat festif.


Ice Cube apporte toujours autant d’intensité quand il prend le micro et montre clairement que même plusieurs années au soleil d’Hollywood ne l’ont certainement pas changé. Il a toujours ça dans le sang et plus important, alors que le rap n’est plus sa grande priorité, il est encore capable de faire un album divertissant. Très bien produit, l'opus permet en outre de vérifier que Cube n'a pas perdu grand chose de sa verve, et qu'il reste un rappeur au dessus du lot. Les brûlots d'antan sont évidemment loin, mais le cru 2006 de Cube devrait trouvé son public, et réconcilier les plus difficiles d'entre nous avec les grosses sorties. Même avec quelques défauts, ce « Laugh Now, Cry Later » se révèle être très bon album, bien haut dessus de la majeur partie de la production rap actuelle.

 

Beats:     Lyrics:      Originalité:

 

Note: ★★★★

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 16:31
mobbdeepbloodmoneyfront5fhDate de Sortie: 2 Mai 2006

Date d'enregistrement: 2005 / 2006

Durée: 59 minutes 56 secondes

Label: Interscope, G-Unit
 













  Aux États-Unis, on appelle ça le momentum. La force d'une tendance, le laps de temps propice à la réussite. En signant avec G-Unit fin 2005, Mobb Deep espérait sans doute être au diapason de ce momentum. Après tout, 50 Cent et ses sbires sortaient d'une série de succès insolents. Le dernier coup d'échec de Curtis Jackson avait alors été de recruter trois entités symboliques du rap new-yorkais : les mastodontes de MOP, l'ex-méga-star Ma$e et donc, Prodigy et Havoc, incarnations estampillées Queensbridge d'un rap armé jusqu'aux dents. Peut-on leur en vouloir d'avoir signé dans une maison contestée, souvent détestée, mais qui pour autant est synonyme de réussite alors qu'aucune autre possibilité venait à eux? Certains voient bien sûr la chose d'un oeil méfiant, pensant tout de suite qu'ils étaient plus attiré par l'appât du gain qu'autre chose. Bien sûr qu'ils l'ont été et qui ne le serait pas! Un label qui leur apporte sur un plateau la possibilité de sortir un disque, de l'argent et une côte de popularité médiatique qui leur fera une bonne promotion, ils auraient été bêtes de passer à côté de ça... Cependant le plus important est la musique et il reste à savoir quels seraient leur mot à dire sur la tenue de « Blood Money », car il y a toujours certaines contraintes à respecter.


1. Smoke It (prod. Havoc) ★★★

Petite mise en bouche qui de part ses trompettes et percussions nous ouvre agréablment bien le bal d'un CD attendu de tous.


2. Put Em in Their Place (prod. Sha Money XL)
★★★

Un son lourd lourd lourd , aux lyrics certes pas recherchés mais explicitement faits pour choquer et annoncer la couleur de leurs ambitions (se faire un maximum d'argent peu importe la manière pour y arriver). Une chanson vraiment à part dans l'album.


3. Stole Something (feat. Lloyd Banks) (prod. Havoc)
★★★

Une ambiance planante et intriguante s'en dégage où vient se mêler un G Soldier. La texture musicale du groupe à certes nettement changé mais on ressent toujours le côté obscur propre et unique au groupe, qui nous emmène dans des univers variés et tout aussi étonnant les uns que les autres.


4. Creep (feat. 50 Cent) (prod. Havoc)
★★

Production particulière qui va crescendo-decrescendo avec une boucle digne d'un numéro de cirque certes trop courte et répititive mais qui amène le groupe à explorer d'autres horizons.


5. Speakin' So Freely (prod. Havoc)
★★★

Pour définitivement montrer qu'ils ont toujours l'art de créer des ambiances malfaisantes et noircies de mélancolie, ce titre convaincra mieux les connaisseurs.


6. Backstage Pass (feat. 50 Cent) (prod. K-Lassik Beats)
★★★

Histoire de satisfaire leur fan, il enchaîne avec un banger bien sombre dont seul les Mobb Deep ont le secret.


7. Give It to Me (feat.Young Buck) (prod. Profile)
★★★★

Morceau qui se dégage également bien de ce disque, avec un Young Buck toujours aussi énergique, le second single imparable qui fait mouche le tout sur un sample hindou


8. Click Click (prod. Tony Yayo) (prod. Havoc)
★★★

Avec le succès déjà acquis depuis longtemps le groupe a bien évidemment des discours différents depuis, mais reste toujours dans les même thèmes comme les femmes, le quartier, l'argent et business en tout genre (dont il est maintes fois question comme le présume bien la pochette), et qui deviennent assez ridicules quand Yayo s'y met.

 

Sans titre 10

9. Pearly Gates (feat. 50 Cent) (prod. Exile) ★★★

Dieu Lui-Même en prend pour son grade sur ce titre, où Prodigy promet d'aller mettre une raclée à son Fils dès qu'il franchira les portes du paradis. Le passage est censuré pour s'éviter les foudres des puritains.


10. Capital P, Capital H (prod. Product & Whitton)
★★★

Pour vous prouver qu'ils n'ont pas perdu la main côté écriture, il suffit d'écoute ce morceau, qui joue sur les lettres majuscules comme vous avez pu le deviner.


11. Daydreamin' (prod. Chad Beats)
★★★

Encore un morceau mélancolique à l'ambiance malfaisante. Étonnants de nonchalance.


12. The Infamous (feat. 50 Cent) (prod. The Alchemist)
★★★★

On retrouve encore une fois 50 Cent, sur la seule production de Alchemist qui utilise un beat maintes et maintes fois repris. Un 'street anthem' qui manque beaucoup trop encore d'énergie et de peps.


13. In Love With the Moula (prod. JR. Rotem)
★★★★

Morceau adoucissant les tympans avec ses touches de piano, qui est un moment fort de l'album.


14. It's Alright (feat. 50 Cent & Mary J. Blige) (prod. Havoc)
★★★★

Comme convenu aucune collaboration extérieure à la clique, sauf la présence de la douce voix de Mary J Blige sur l'un des meilleurs morceaux de l'album, plus frais qu'un Tic Tac. Et si le beat d'Havoc vous est peut-être connu, c'est tout simplement parce qu'Alchemist a utilisé le même sample du groupe Side Effects sur le morceau 'Tick Tock'.


15. Have a Party (prod. 50 Cent & Nate Dogg) (prod. Fredwreck Nassar)
★★★★

Autre bon morceau avec la participation de Nate Dogg sur une production du vieux loup de mer de la Westcoast, Fredwreck, que l'on a déjà pu entendre sur la BO du film de 50.


16. Outta Control (Remix) (prod. 50 Cent) (prod. Dr. Dre) ★★★★

Un tube teinté mi-west mi-east, qui ne laisse personne indifférent et qui présage d'un sceau avisé le retour en force de Mobb Deep. Un 'club banger' de dingue et qui met le feu.


On pourrait penser que le relatif insuccès de « Blood Money » est d'abord du à un problème d'image (grosso modo, le reality rap de Mobb Deep transformé par 50 Cent en fantasme grand public). Après tout, sur le disque, l'arrogance agressive qui a fait la marque de Mobb Deep paraît intacte, Havoc a toujours le sens des instrumentaux livides, et Prodigy livre même l'un de ses couplets les plus outrageants. Mais chaque tentative du groupe d'affirmer son force de frappe est désamorcée par l'impression persistante que « Blood Money » est avant tout sa journée d'intégration dans le camp G-Unit. A lui seul, 50 Cent n'occupe pas un, mais six titres tandis que les seconds couteaux ont tous droit à leur invitation personnelle. Le genre de tutelle envisageable pour un rappeur débutant mais un peu embarrassante pour un duo d'expérience qui figure parmi les images d'Épinal du rap new-yorkais. La direction du projet n'arrange rien. Si Prodigy et Havoc ont prouvé par le passé qu'ils pouvaient faire dans la séduction je-m'en-foutiste sans maquiller leur violence froide, « Blood Money » baigne dans une aura de certitude mal placée, comme si on avait déjà remis au duo un disque de platine avant même qu'un seul titre soit enregistré. Résultat : avec une chaîne G-Unit autour du cou, Prodigy et Havoc semblent condamner à revivre éternellement la même soirée en club, dans le même coin VIP vec les mêmes groupies. Pas le meilleur albumdu groupe, mais certainement pas le plus mauvais. Welcome back, donc...

 

Beats:     Lyrics:   ★★★★      Originalité:

 

Note: ★★★

 

Sans titre 11

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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Jeudi 3 mars 2005 4 03 /03 /Mars /2005 10:06

50cent massacreDate de Sortie: 3 Mars 2005

Date d'enregistrement: 2004

Durée: 77 minutes 22 secondes

Label: Aftermath, Interscope, Shady, G Unit












 

  Deux ans après son remarquable coup d’essai, 50 Cent relance la machine. En ce début d’année 2005, 50 Cent est, donc, sur tous les fronts. Non content d’être devenu l’un des plus gros vendeurs de l’industrie et de produire des artistes à succès au sein de son G-Unit Records, le rappeur au flow insolent s’invite dans la presse people, le monde des affaires, le cinéma et continue entre temps ses beefs. Toutes ses choses ont pour principal effet de lui attirer encore plus de haters et de finir par en faire une des personnalités les plus détestées de la Grosse Pomme. Mais 50 n’en a que faire, du moment qu’il occupe le devant de la scène et que les ventes sont assurées, aucune raison de se plaindre. C’est donc en pleine confiance qu’il aborde la réalisation de « The Valentine’s Day Massacre ». Prévu pour la fin 2004, il sera repoussé et verra son titre écourté en « The Massacre ». Beaucoup de question sont là, fera t'il comme avec « Get Rich or Die Tryin' » un classique, vendra t'il autant que le premier ? 50 fait face à une situation difficile, celle d'allier qualité et quantité en un seul même album.

 

1. Intro (prod. Eminem)

/

 

2. In My Hood (prod. Dangerous LLC) ★★

Morceau qui passent bien avec son phrasé enragé sur des drum'n bass vaporeuses et de légers timbres de saxophones, s’avère être une très grande réussite et laisse augurer d’un album moins commercial que l’on voudrait nous le faire croire.

 

3. This Is 50 (prod. Sha Money XL) ★★

Cette impression se prolonge ici, avec ce morceau gangta-rap où 50 ne crache pas des rimes mais des balles. C'est exactement le registre où 50 performe très bien, c'est donc un morceau réussit.

 

4. I'm Supposed to Die Tonight (prod. Eminem) ★★

L'instrumental est moins 'classique' que ses productions actuelles alors que le thème est 'classique' puisque ça parle de crever sous les feux. Une nouvelle de 'Many Men', avec une productions soulignent les paroles de 50 au refrain.

 

5. Piggy Bank (prod. Needlz) ★★

Voici la chanson qui fait couler beaucoup d'encres et autant de commentaires, une nouvelle diss track où il taille Shyne, Jadakiss, Fat Joe, Lil Kim, Nas et Kelis. Faut reconnaître sans être de mauvaise foi que c'est de la réplique facile mais l'effet est là puisqu'il se nourrit de ses détracteurs pour continuer à amasser à la pelle.

 

6. Gatman and Robbin' (feat. Eminem) (prod. Eminem) ★★

Morceau délirant avec un fond de basses et ses riffs de guitares rock au refrain qui tente d'énergiser le tout, mais ceci est belle et bien la seule tâche de l'album.

 

7. Candy Shop (feat. Olivia) (prod. Scott Storch) ★★

Morceau aux rimes à connotations très sexuelles et au refrain semblable à celui de 'Magic Stick', qui s'est placé en tête des charts et qui a attirer à 50 les faveurs du grand public, particulièrement sensible à ce titre aussi sucré que le laisse présager son intitulé.

 

8. Outta Control (prod. Dr. Dre) ★★

'Banger' de folie sur fond de basses surpuissantes ! De quoi enflammer le 'dance-floor' et une sono, bref une tuerie.

 

9. Get In My Car (prod. Hi-Tek) ★★

Morceau des plus convaincants où 50 joue avec tous les interdits ! Lorsqu’il revient à un son plus East Coast, 50 atteint vraiment des sommets.

 

10. Ski Mask Way (prod. Disco D) ★★

Une autre tuerie made in NYC, l'instru et la prestation de 50 sont énorme ! 50Cent explose le micro, et la production de regretté Disco D à l'air d'être sortie tout droit de la rue. 

 

50cent-guns

 

11. A Baltimore Love Thing (prod. Cue Beats) ★★

50 montre une créativité métaphorique singulière, en balancent les meilleurs paroles de l'album.Il personnifie la plus populaires des drogues de la rue, l'héroïne, dont il parle sous les traits d'une relation d'amour et de haine avec une femme.

 

12. Ryder Music (prod. Hi-Tek) ★★

Morceau agréable et glamour, où 50 saute sur toutes les filles qui lui viennent à l'esprit.

 

13. Disco Inferno (prod. Dangerous LLC) ★★

Nouveau 'banger' très entrainant, qui enflamme à la perfection les piste des clubs. Un très gros 'hit-club' en somme.

 

14. Just A Lil Bit (prod. Scott Storch) ★★

'Banger' très typé oriental, bizarrement, pour les dancefloors, le style est plus adouci est néanmoins plus adouci, qui sert à faire vendre.

 

15. Gunz Come Out (prod. Dr. Dre) ★★

Gun-talk avec des synthés qui sonnent furieusement et des drums très dure, où 50 y introduit la mentalité « killed or be killed », qui est la règle de tous les jours dans de nombreux quartiers pauvres des Etats-Unis.

 

16. My Toy Soldier (feat. Tony yayo) (prod. Eminem) ★★

Une bonne surprise, avec un Yayo qui fait une nouvelle fois forte impression avec sa voix particulière, ses lyrics assez francs, couplet assez redoutable. Bref, un nouveau Gun-Talk qui fait blesse.

 

17. Position of Power (prod. JR. Rotem) ★★

Une tuerie dans tout son art, sur quelle note de piano 50 s'impose comme le Boss, le Roi, le King Kong de la rue, de New York. Bref, 50 vient de signer le meilleur titre de l'album.

 

18. Build You Up (feat. Jamie Focc) (prod. Scott Storch) ★★

Une autre nouvelle surprise, avec ce très bon cross-over featuring l'Oscar du Meilleur Acteur 2005. C'est même surprenant qu’on en ait pas fait un single.

 

19. God Gave Me Style (prod. Needlz) ★★

Vous voulez de l'arrogance pure ? Avec cet égo-trip plus que vantard (il dit détenir son style de Dieu, il y a pas plus vantard) vous êtes servi. Mais qui peut lui reprocher d'avoir raison? 50 fait maintenant parti des plus gros vendeurs rap et son succès mondial attise les convoitises.

 

20. So Amazing (feat. Olivia) (prod. JR. Rotem) ★★

Nouveau 'club-banger' fait dans les règles où Olivia vient donner encore plus de charme à la production assez flashy.

 

21. I Don't Need 'Em (prod. Buckwild) ★★

Et pour finir, 50 balance une grosse tuerie où 50 change de flow à chaque couplet qui nous en viennent à faire regretter qu’il ne nous aie pas livré un album entier dans cette veine.

 

Que dire pour conclure? Ah oui, que 50 à réussit le cap de la quantité, avec le million d'album dépassé cinq jours seulement après sa sortie, battant de nouveau le record de vente d'un album rap qu'il détenait déjà avec « Get Rich or Die Tryin' ». Maintenant parlons au niveau de la qualité: Beaucoup pensaient surement que 21 titres, ça donnerait un album avec de fort point noir, et au final « The Massacre » est exactement ce que l'on pouvait en attendre: une tuerie par laquelle les artistes « influents » des temps modernes mettent pour la première fois au clair qui a ses entrées dans le business musical. Les thèmes restent les mêmes : femmes, flingues avec le charme gangsta en plus des variations de flows et des refrains chantés/chantonnés . Bref, « The Massacre » reste un cran en dessous de « Get Rich or Die Tryin' » mais l'achat en vaut la peine et c'est un tour de montagne russe rien qu'à écouter tous ces titres. J'aurais tendance à dire, que c'est l'abum qui signe l'apogée du G Unit.

 

Beats:     Lyrics:      Originalité:

 

Note: ★★★★

Sans titre 8

 

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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Mardi 18 janvier 2005 2 18 /01 /Jan /2005 14:45
the game the documentary 2005 retail cd-frontDate de Sortie: 18 Janvier 2005

Date d'enregistrement: 2004

Durée: 69 minutes 57 secondes

Label: Aftermath, Interscope, G Unit









 

 

  Il aura donc suffi de trois ans pour que The Game devienne la rap star qu'il rêvait d'être. Rarement dans l'industrie du rap on avait vu un tel buzz pour un artiste qui n'avait pas sorti un seul disque de sa vie. En 2002, l'enfant de Compton fait ses premières armes aux côtés du débrouillard JT the Bigga Figga. L'année suivante, il signe chez Aftermath. En janvier 2005, son premier album, « The Documentary », s'écoule à 1 million d'exemplaires en trois semaines. Soutenu par Interscope, Dr. Dre & le G Unit, le jeune rappeur californien est confortablement installé dans l'ascenseur pour la gloire, mais il est injuste et hypocrite de réduire son premier album à un simple coup marketing. « The Documentary » est un produit calibré, évidemment, mais également un projet d'une puissance assez ahurissante.

 

 


01. Intro (prod. Dr. Dre)

/


02. Westside Story (feat. 50 Cent) (prod. Dr. Dre)
 
★★★★

Morceau d'introduction qui retrace un peu l'histoire de la Westcoast ainsi que le parcours de notre jeune bloodz, qui ne manque d'ailleurs pas d'égo. Le beat pianoté est énorme, et la petite patte de 50 rajoute encore plus d'ampleur au morceau.


03. Dreams (prod. Kanye West)
★★★★★

Le 3ème single, est devenu un des sons incontournable de The Game. Dans cette chanson, il rappe à propos de son ex, la chanteuse Mya, des légendes mortes, et tout comme ,son "grand frère", Nas il voit le rêve comme le cousin de la mort. Ce morceau nous prouve que, comme d'autres avant lui, Game a fantasmé en feuilletant les magazines .


04. Hate It or Love It (feat. 50 Cent) (prod. Cool & Dre)
★★★★★

Le meilleur single que The Game a sorti, j'exagère peut être mais c'est une très bonne chanson. 50 Cent est de nouveau présent sur la chanson, il fait une bonne prestation même meilleur que celle de The Game. L'instru qui est superbe, rappelle l'été.


05. Higher (prod. Dr. Dre)
 
★★★★

'Club banger' à ne surtout pas manquer ! Un pilonage intensif conduite par le plus célèbre des docteur. Une bombe.


06. How We Do (feat. 50 Cent) (prod. Dr. Dre)
★★★★★

Histoire d'amener un peu de crédibilité west, on enchaîne sur un 'club banger' au beat qui sonne 'west old school' qui mettra tout le monde d'accord.


07. Don't Need Your Love (feat. Faith Evans) (prod. Havoc)
★★★★

Très belle chanson, qui nous fait revivre le triste passé de Game. Une chanson vraiment personnelle. l prouve qu'il peut aussi faire des chansons plus lentes, que ce qu'il nous avait habitué. Faith chante seulement sur le refrain, mais fait un travail stupéfiant. Grande chanson et elle vaut le coup d'y posé son oreille dessus.


08. Church For Thugs (prod. Just Blaze)
★★★★

Chaque 'banger' de cette album sont des bombes pour l'instant, et ce morceau ne fait pas exception à la règle. The Gam adapte très bien son flow, on peut remarquer qu'il empreinte même le flow de 50 sur le refrain.


09. Put You On The Game (prod. Timbaland)
★★★★

Timbo largue un banger au beat "électro-convulsive" redoutable, tuant l'album à lui tout seul. Efficace, propre, il décrassera n'importe quelle oreille.

 

The Doc'
10. Start From Scratch (feat. Marsha) (prod. Dr. Dre & Scott Storch)
★★★★★

Apparemment , The Game a enregistré ce son pendant qu'il été ivre, ce qui n'avait jamais été fait auparavant. Même étant bourré, il joue très bien de son flow. Marsha joue aussi de sa très belle voix et cest surement pour sa quelle est crédité. Une des meilleurs son de l'album.


11. The Documentary (prod. Jeff Bhasker)
★★★★★

Encore un gros morceau, produit par un inconnu cette fois ci, Jeff Bhasker, tout en ne manquant pas de faire de nombreuses références à des albums classiques ou reprend des rimes connues.


12. Runnin' (feat. Tony Yayo) (prod. Hi Tek)
★★★★★

Hi-Tek viens de signer la production de sa carrière avec ce beat funeste, limpide et magistrale. Pour une fois Yayo ne fait pas carton, il fait même une bonne prestation. Bref, « best track of this shit ! »


13. No More Fun And Games (prod. Just Blaze)
★★★★

On retrouve un Just Bla(aaaaaaaaa)ze déchainé sur cette dédicace à la old school incrémentant un refrain des NWA ("Gangsta Gangsta") ! Les 3 couplets sont de qualité, ce qui en fait une chanson à ne pas manquée !


14. We Ain't (feat. Eminem) (prod. Eminem)
★★★★

Le beat est brillant, et les performances lyrical et aux niveaux du flow sont très bonnes. Bref, une combinaison excellente.


15. Where I'm from (feat. Nate Dogg) (prod. Focus)
★★★★

Très bon son, le beat est de très bonne qualité. Nate fait vraiment bien son refrain, qui redonne un bon côté west à cette album comme cette instru 'G- Funk'. The Game nous parle à nouveau de son quartier, et fait de ce morceau un hymne à ce dernier.


16. Special (feat. Nate Dogg) (prod. Needlz)
★★★★

Deuxième apparition de Nate, et il livre un couplet qui est un vrai régale à écouter. Un morceau cross over très réussit, où The Game nous parle de ses relations (assez chaude) avec les femmes.


17. Don't Worry (feat. Mary J Blige) (prod. Dr. Dre)
★★★★★

Nouveau cross-over R&B, cette fois ci avec la diva MJB qui adapte parfaitement sa superbe voix à l'instru. Game nous raconte une histoire d'amour entre un prisonnier et sa femme. Magnifique !


18. Like Father, Like Son (feat. Busta Rhymes) (prod. Buckwild)
★★★★

Dernière chanson de l'album, avec un Busta Rhymes qui prend le refrain à ses commandes.Son refrain est le meilleur du cd, cette chanson est un chef-d'œuvre et les paroles sont si touchante. C'est quasiment une lettre d'un père à son fils. Voilà comment finir un album de la plus belle des manière !

Les rappeurs disent souvent que le rap est la bande originale de leur vie. Chez The Game, l'expression prend tout son sens avec cet album. Même si Game évoque de temps à autre des histoires presque touchantes, on premier album parle essentiellement d'une chose : le rap. Le LP est truffé de références au monde du rap, peut-être trop, mais derrière chaque clin d'œil et chaque comparaison hasardeuse, on découvre un jeune homme fou de hip-hop qui s'est retrouvé catapulté au milieu de ses idôles du jour au lendemain. Ainsi, « The Documentary » est l'album d'un enfant du rap, et c'est en ce sens un disque plus personnel qu'il n'y paraît. Sur le papier, l'effectif proposé par cette album donné le vertige. Sur disque, l'exercice tourne à la démonstration de force. Ecoute après écoute, c'est un disque d'une solidité à toute épreuve qui se révèle. Même s'il est symptomatique de la folie marketing des majors et représentatif du standard actuel de promotion des rappeurs, « The Documentary »est un disque efficace et imparable, grâce à la direction méthodique du combo Dr Dre/50 Cent. On en a pour son argent. Et c'est bien là l'essentiel.

 

Beats:     Lyrics:      Originalité:

 

Note: ★★★

The Doc' (53) 

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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Mercredi 7 avril 2004 3 07 /04 /Avr /2004 10:23

Date de Sortie: 7 Décembre 2004

Date d'enregistrement: 2003 / 2004

Durée: 77 minutes 47 secondes

Label: Roc-A-Fella / Def Jam / Diplomats Records











 

 Prenez une paire de Timberland roses, un pendentif Diplomats en or blanc, un T-Shirt et un bandana customisé en "purple", ajoutez ici une dizaine de mixtapes, udes beefs, et encore quelques mixtapes. Et il en faut pas plus pour Cameron Giles pour tenir le haut du pavé du rap new-yorkais depuis la retraite de Jay-Z. Flamboyant ou ridicule. Génial ou médiocre. Fascinant ou ennuyeux. Avec Cam'ron, les avis sont tranchés. Et pourtant, force est de constater que Cameron Giles a réussi à se muer en une véritable icône. Richissime tycoon, dealeur de coin de rue ou gravure de mode drapée de violet, Killa Cam semble avoir kidnappé les fantasmes du folkore rap pour y modeler son univers. Pour certains, il est la honte du hip hop. Pour d'autres, il est un génie du surréalisme. Ses rimes tarabiscotées, faites d'allitérations frénétiques, d'onomatopées et de références obscures sont l'objet d'un culte (ou du rejet) sans commune mesure. Début décembre, le très sérieux New York Times a évoqué le phénomène. Son nouvel album, « Purple Haze » y était décrit comme un disque abstrait, aux "récits fracturés", presque expérimental.  Alors, Cam'ron : génie novateur ou rappeur kitsch ? Ecoutons.


1. Intro (prod. Skitzo)

On commence l'album sur un fond de guitare, où Cam'ron introduit sa vie et son album. Bref, c'est prenant et sa démarre bien l'album.


2. More Gangsta Music (feat. Juelz Santana) (prod. Heatmakerz)

Porté par un Juelz Santana monté sur ressort, qui, avec son charisme, fait de cette track un gros hit de rue. Bref, vous l'aurez compris il vole la vedette à Cam mais pour notre plus grand plaisir.


3. Get Down (prod. Chad Hamilton)

Excellent morceau bien imprégné de la marque 'Diplomats'. Bref, c'est toujours aussi plaisant et entraînant.


4. Welcome to Purple Haze (Skit)

/


5. Killa Cam (prod. Heatmakerz)

Du très ‘ego-trip’ mais excellent qui cassent quelque peu le rythme de cet opus. Malgré sa c'est plus que correcte.


6. Leave Me Alone, Pt. 2 (prod. Nasty Beat Makers)

Morceau aux sonorités new yorkaises fin de siècle, c'est dans l'air gangsta de Cam. Efficace.


7. Down and Out (feat. Kanye West & Syleena Johnson) (prod. Kanye West)

Cette charge épique remet les pendules à l'heure et rappelle qu'un producteur du calibre de West a la capacité de sublimer un morceau, du sample jusqu'au refrain.


8. Harlem Streets (prod. Ty-Tracks)

Chanson qui sort du lot, avec sa boucle tirée du générique de la série "Hill Street Blues". Les excentricités continuent donc, sur le meilleur morceau de l'album.


9. Rude Boy (Skit)

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10. Girls (prod. Mona Lisa) (prod. Charlemagne)

La mysoginie vertigineuse de Cam se ressent que ce genre de titres-pour-filles réglementaires. C'est agréable voir parfait dans ce genre.


11. I'm a Chicken Head (Skit)

/


12. Soap Opera (prod. Versatile)

Cam est au top de sa forme, se posant en vrai leader de son mouvement. Morceau reposant avec son sample de soul.


 



13. O.T. (Skit)

/


14. Bubble Music (prod. Stay Getting Productions)

Utilisation explosive de samples reggae, on fast-forwarde, sur ce morceau. On appréciera, donc, sans problème ce son Reggae.


15. More Reasons (feat. Jaheim) (prod. Chad Hamilton)

Encore une fois un sample assez inhabituel genre soirée de l'ambassadeur. La classe!


16. The Block (Skit)

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17. The Dope Man (feat. Jim Jones) (prod. Bang)

Jimmy Jones le rejoint sur ce morceau au beat old school bien Eastcoast avec des synthés G Funk antédiluvien au refrain ! Reprise du morceau de N.W.A sur lequel Cam, redonne vie à ce morceau mythique


18. Family Ties (feat. Nicole Wray) (prod. Skitzo)

Encore un morceau énergétique pour son clan, Dip-Set. Morceau qui donne à l’album un style très théâtral.


19. Adrenaline (feat. Psycho Drama & Twista) (prod. Traxster)

Excellente reprise du 'Adrenaline Rush' de Twista sur ce morceau au influence, forcément, mid west.


20. Hey Lady (feat. Freekey Zeekey) (prod. Versatile)

Pour la drague, il suffira de lâcher ce moreau aux rimes plus cool et c'est dans la poche, quel séducteur ce Cameron Giles.


21. Shake (feat. JR. Writer) (prod. Self)

Son flow a quelque peu ralenti mais il le manie toujours à la perfection, et on peut toujours aussi lui reprocher de rester dans le même registre ou de trop utiliser de rimes a répétition, mais il excelle dans son style et ce morceau.


22. Get 'Em Girls (prod. JR. Writer) (prod. Skitzo)

LE titre emblèmatique de "Purple Haze". Sur une production tétanisante de Skitzo, à mi chemin entre Carmina Burana et un rite vaudou, Cam'ron entre en zone rouge. "When it's repping time, I get on extra grind, fried to fricassee, pepperseed to pepperdine, Jeff Hamilton, Genesis, leather time, bitches say I'm the man, I tell 'em nevermind". Incompréhensible ? Peut-être. Incroyable, sûrement.


23. Dip-Set Forever (prod. Kanye West)

Kanye revient avec ses samples soul, et sa refait terreur. Cam’ron est amoureux de ce style de beats, qui est sa signature, et ne se prive pas de nous le rappeler.


24. Take Em to Church (*) (feat. Juelz Santana & Un Kasa) (prod. Amadeus)

Le menu peut paraître fade et surfait mais Cam, avec sa touche personnelle, en fait un plat délicieux.


« Purple Haze » vient donc à point nommé pour marquer sa discographie d'un nouveau disque de platine, sacalisant par la même occasion sa vision du rap, que le MC ramène ici à son essence la plus élémentaire, j'ai nommé le 'show off', soit: style, flow, rimes (la forme donc, and that's it !).  Loin de lui de nous parler de problèmes existentiels, pour Killa Cam il n'est d'existence sans apparence, ce qui, d'un point de vue américain n'est en aucun cas péjoratif, mais plutôt synonyme d'un mode de pensée à la "Je suis le plus beau, le plus frais, le plus de thunes et j'vous emmerdes tous.". Individualisme outrancier diront certains, réalité sociale de ce début de ce troisième millénaire réfuteront d'autres, les plus malins prenant au sérieux ce qu'il y a à prendre au sérieux (pas forcément tout donc). Mais outre ces considérations éthiques, il y a quand m^me bel et bien un fait que personne ne pourra nier: cette incroyable prétention qui amène le MC à se décrire avec des adjectifs qu'il vient tout juste d'inventer, à utiliser le language non comme une arme mais une parure dorée aussi brillante que son flow grave et posé.   Alors, Cam'ron : génie novateur ou rappeur kitsch ? Comme d'habitude, la réponse n'est peut-être pas si tranchée. Cam'ron a créé un univers lexical trop singulier (si si) pour que l'on ne s'attarde pas sur sa musique. Mais il est également trop balourd, trop prévisible et trop "trop" pour être présenté comme le Jackson Pollock du hip hop. Avec ce quatrième LP, Cam'ron enchantera ses fans, mais ne convaincra pas les sceptiques. Malgré tout, et assez paradoxalement, Cam'ron livre là un album qui lui ressemble, jusque dans ses lourdeurs, ses outrances et ses foudroyances. Ajoutez à cela un hommage à Harlem (Purple Haze,  est une image représentant Uptown), et vous obtenez le film de Cameron Giles, le tout mis en forme avec une classe exemplaire. « Purple Haze » est sans aucun doute le meilleur album de Cam à ce jour, peut être même sa masterpiece. Un album qui n’est pas très loin de la perfection.

 

Beats:     Lyrics:      Originalité:

 

Note: ★★★★

 

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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Mardi 4 février 2003 2 04 /02 /Fév /2003 21:44

Date de Sortie: 4 Février 2003.

Date d'enregistrement: 2002.

Durée: 69 minutes 32 secondes.

Label: G Unit, Shady, Aftermath, Intercospe











 

Pourquoi parler de 50 Cent ? Pourquoi parler d'un rappeur dont le dernier clip passe en boucle sur MTV et qui avant même d'avoir sortit son album tant attendu bénéficie d'un buzz considérable ? Attardons nous d'un peu plus près sur le personnage. 50 Cent est un suicidaire, un kamikaze insolent comme en on fait plus, de Ja Rule à Ghostface Killah tous en ont pris pour leur grade dans les verses assassins que 50 Cent a posé sur ces freestyles. Une impertinence qui lui a d'ailleurs valu 9 balles dans le corps, 50 Cent a frôlé la mort et il s'en sert d'ailleurs à merveille comme principal argument commercial. Le leader de G-Unit après avoir sortit « Guess Who's Back » en indépendant, signe sur Shady Records, ce qui a d'ailleurs poussé certains à le classer comme une des futures légendes de New York entre Biggie, Jay-Z et Nas. « Get Rich Or Die Tryin' » (littéralement : deviens riche ou meurt en tentant de le devenir) était l'album le plus attendu en ce début 2003, des fausses versions de l'album circulaient sur le net ; dès sa sortie il s'est d'ailleurs positionné en première place des billboards américains, un réel engouement qui n'est pas totalement inexpliqué…


1. Intro


2. What Up Gangsta (prod. Rob 'Reef' Tewlow) ★★★★

La distribution de baffes commence avec un 50 sous l'adrénaline, empilant rimes sur rimes, un refrain simple et menaçant qui reste accroché aux oreilles où comme l'indique le titre du morceau, 50 Cent fait honneur à ses influences 'G'. Première grosse tuerie.


3. Patiently Waiting (feat. Eminem) (prod. Eminem) ★★★★

Comment ne pas donner une formule gagnante avec deux rappeurs au sommet de leur forme. À se rappeler du couplet d'Eminem qui nous coupe tout simplement le souffle qui ferait presque oublier que 50 Cent figure sur le morceau, une instru énergique où les deux compères se balancent des fleurs sur près de 5 minutes. .


4. Many Men (Wish Death) (prod. Darrell 'Digga' Branch) ★★★★

Voilà que 50 nous raconte son histoire alors qu'il était dans les rues du Jamaica Queens. Neufs balles dans le corp, dont une dans la bouche. Il se relève et nous chante sa rage contre ses assaillants. Un 50 Cent mélancolique qui tente de nous faire pleurer.


5. In Da Club (prod. Dr. Dre) ★★★★

Le leader de G-Unit en remet une couche avec le gros hit radio qui tournait depuis un petit moment sur le net, la claque jiggy, le morceau qui animera vos fêtes entre amis où 50 Cent parvient à faire bouger des bitches sur un beat enflammé de Dre, impossible de ce détacher du refrain .


6. High All the Time (prod. Sha Money XL) ★★★★

Petit hommage aux blunts qu'il fume à longueur de journée aevc un flow à la « Power of The Dollar » . Un refrain accrocheur qui reste une fois de plus aux oreilles. Même plus une baffe, une correction.


7. Heat (prod. Dr. Dre) ★★★★

Le gangsta rap à l'état pure, sur ce 'street banger' avec une ambiance street, où l'auditeur peut sentir les balles passer près. Ca douille ! On en prendre plein les oreilles avec ce magnifique titre, bien street comme on l'aime.


8. If I Can't (prod. Dr. Dre) ★★★★

Une tuerie de l'album grâce a son instru assomante (au bon sens du terme) et un refrain encore une fois fidèle à 50 Cent. Très gros hit et très grosse claque, 50 et le Doc' au sommet de leur forme ! Le bon docteur livre un autre de ces bangers dont il a le secret.


9. Blood Hound (feat. Young Buck) (prod. Sean Blaze) ★★★★

Morceau aux sonorités south en collaboration avec son collègue du G Unit South (évidement) Young Buck. Très bon morceau down south.


10. Back Down (prod. Dr. Dre) ★★★★

La pression remonte direct ici quand 50 s'en prend à Ja Rule. On entre, une fois de plus, direct dans l'univers de 50 Cent. Une diss track terrible.



11. P.I.M.P. (prod. Mr. Porter) ★★★★

Un autre hit qu'il est difficile, voir impossible de zapper. 50 nous lache encore une fois la même boucle de refrain dans les oreilles. Une production tout simplement efficace, on se croirait dans un champ oriantale, tropicale, non tout simplement pimp.


12. Like My Style (feat. Tony Yayo) (prod. Da Rockwilder) ★★★★

Nouveau son pour la rue, qui est nouvelle avalanche de claques malgré une production sans originalité mais toujours efficace.


13. Poor Lil Rich (prod. Sha Money XL) ★★★★

Un beat "electro-bounce" où le petit fifty nous fait comprendre qu'il est devenu très riche mais que sa street credibility se porte très bien, vraiment trop fort...


14. 21 Questions (prod. Nate Dogg) (prod. Dirty Swift) ★★★★

Nouveau son qui connait un autre franc succes avec les amours de 50 et un super refrain de notre homie Nate Dogg. Un refrain avec Nate Dogg = un hit assuré. La formule est simple.


15. Don't Push Me (feat. Eminem & Lloyd Banks) (prod. Eminem) ★★★★

Encore un morceau énorme, celui qui vous fera dire que cet album casse des dents, où l'on retrouve Eminem à la production et au micro. Une fois de plus 50 Cent fait preuve d'une grande modestie en criant qu'il ne faut pas trop le chauffer pour peine de le voir répliquer avec son beau gilet par balle et l'artillerie lourde.

 

16. Gotta Make It to Heaven (prod. Megahearz) ★★★★

Fin d'album plus street, très correcte. Cet album se termine donc avec un 'Gotta Get Correct'.


17. Wanksta (*) (prod. John "J-Praize" Freeman) ★★★★

Terrible morceau qui était déjà sur la B.O. de 8 Mile d'Eminem et qui est encore présent sur celui de 50. Pourquoi pas, un autre hit à la In da Club ne fait pas de mal à entendre 2 fois.


18. U Not Like Me (*) (prod. Red Spyda)  ★★★

Morceau qui figuré dans un album underground, et qui se retrouve en bonus. C'est street, et très bien foutu, bref loin d'être dispensable. Un très bon bonus.


19. Life's on the Line (*) (prod. Terence Dudley) ★★★

Excellent morceau pour clôturer l'album, où Ja en prend plein la gueule (encore) qui nous rappel bien entendu le rappeur de Power of the dollar.


50 Cent n'a pas un flow ni des paroles révolutionnaires, mais le charisme et l'audace du personnage font de lui la superstar hip hop de demain s'il ne se prend pas une balle en pleine face au coin d'une rue dans les jours qui viennent. « Get Rich Or Die Tryin' », bien plus que l'album du dernier rapper à la mode, se révèle finalement être bon dans son ensemble. On n'échappe pas bien sûr aux titres clichés et à l'abondance de rimes égocentriques de 50 Cent mais ne cachons pas notre joie, le nouveau protégé d'Eminem signe l'album mainstream de ce début 2003. Un des rares albums qui a parfaitement réussi à concilier tracks pour la rue et gros bangers de façon assez cohérente. La question est de savoir si l'on peut d'ores et déjà l'élever au rang de classique des années 2000 ou alors le considérer comme un gros album qui n'a fait que reprendre des formules commerciales afin de toucher le jackpot. Bien sur les inimitiés et autres réactions passionnées au sujet de 50 Cent faussent le débat d'avance mais on ne peut nier la qualité de cet album qui fait et fera à n'en point douter partie des monuments du Rap Game. Bref, cette année là Noël était tombé le 6 février .

 

Beats:     Lyrics:      Originalité:  

 

Note: ★★★★
 
Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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