Partager l'article ! Battle of the Sexes, Ludacris: Date de Sortie: 9 Mars 2010 Date d'enregistrement: 2008/ 2010 Durée: 61 minutes 52 secondes ...
Date de Sortie: 9 Mars 2010
Date d'enregistrement: 2008/ 2010
Durée: 61 minutes 52 secondes
Label: Disturbing tha Peace, Def Jam
Si certains sont en manque d'idées, Ludacris de son côté lui n'en manque pas, et le prouve encore avec un concept d'album pour le moins intéressant remettant à l'ordre du jour la relation homme-femme. A la base prévu pour être un album conceptuel en commun avec Shawnna, l'opus s'est soudainement transformé en un projet solo du rappeur de 32 ans lorsque la belle s'est brouillée avec la maison de disques Disturbing Tha Peace. « Battle of the Sexes » aborde, donc, la question de l’égalité des sexes car comme souvent on entend dire que le rap c’est misogyne et ça dégrade l’image de la femme. (Il y a une part de vérité dans mes dires) Le concept développé ici par Ludacris visait de donner la parole aux femmes, à des rappeuses ou ‘femcees’, finalement il invitera aussi quelque potes MC's en pleine hype. Connaissant le MC, on avait du mal à imaginer le résultat étant donné quelques morceaux qu'il avait fait dans le passé comme « Move Bitch « , peu flatteur pour la gente féminine, et son exact opposé « Runaway Love ». Alors Krazy Ludacris or Ludacris Gentleman ?
1. Intro (prod. Xcel) ★★★★
Ludacris commence comme toujours avec une intro hyper-efficace avec son ferrari-flow. Il nous résume pour faire court la situation; « Les femmes parlent comme des bitches, les hommes comme des machos. ».
2. How Low (prod. T-Minus) ★★★★
Comme toujours le single est un « club bangers » calibré pour faire shaker les big booty, avec une instru électriquement déjanté qui essaye de suivre un Luda qui illustre le fait que les hommes veulent toujours aller plus vite, qu’ils sont dans un esprit de concurrence et de performance permanent, dans l’optique de gravir des échelons en brûlant les étapes.
3. My Chick Bad (feat. Nicki Minaj) (prod. The Legendary Traxster) ★★★★
Ludacris n'est pas un lover et il démontre une nouvelle fois sur ce hit où il se vante que sa pouf...heu copine est la meilleure, la plus jolie, celle qui a le plus " d'aptitudes ". C'est le genre de son sexy qui donne envie au biatch de monter sur la table.
4. Everybody Drunk (feat. Lil Scrappy) (prod. DJ Montay) ★★★★
Ludacris revient sa recette habituelle pour ce « club banger » au refrain « screwed » et à l'instru totalement dans une vibe dirty south. C'est excellent, Scrappy est bien calé sur ce style de son qu'il apprécie, le seul défaut c'est l'impression que ce titre est un peu éloigné du sujet de l'album.
5. I Do It All Night (prod. B-Crucial & Tony Dinero) ★★★
Pas très corporate, le rappeur a conservé le couplet de Shawna sur ce morceau pour un débat qui devient très vite interdit aux mineurs où Ludacris raconte ses exploits au lit. Le sexe fort se jouerait il du sexe faible?
6. Sex Room (feat. Trey Songz) (prod. Kajun) ★★★★
Ludacris revient avec un titre très hot et très explicite, qui est très franchement un « bedroom songs » comme Trey Songz sait en faire. Efficace pour vouloir faire augmenter la chaleur d'une soirée torride.
7. I Know You Got A Man (feat. Flo Rida) (prod. Infinity) ★★★★
La prétention de Luda revient au galop en utilisant sa notoriété pour essayer de draguer une femme qui a déjà quelqu’un. Lui et son pote de Floride diffusent des valeurs presque sales et jouent en tant qu’exemples de relations complètement malsaines face aux jeunes adolescents qui sont, par curiosité, à l’affût de tous scenarios sexuels qu’on pourra leur proposer.
8. Hey Ho (feat. Lil Kim & Lil Fate) (prod. Kevin « Khao » Cates) ★★★
Le coup de grâce pour les femmes est porté par la Queen Bitch qui fait honneur à sa réputation notamment avec son fameux « You don’t fuck us, niggas we fuck you » sur ce morceau des femmes qui en veulent à votre argent.
9. Party No Mo' (feat. Gucci Mane) (prod. Bangladesh) ★★★★
Toujours dans l'optique de faire bouger des fesses, Ludacris fait appel à un producteur très réputer pour ceci, notamment avec des basses extrêmement électrisante, puis Luda y rajoute au refrain un mec qui a un buzz de ouf pour augmenter la pression.
10. B.O.T.S. Radio (feat. I-20) (prod. The Runners) ★★★★
On continue l'album avec une chanson aux accents orientales, où malheureusement la femme n'est pas assez mise en valeur et pourtant elle aurait eu sa place ici. Bref, toujours hot et efficace dans le coin.
11. Can't Live With You (feat. Monica) (prod. Kevin « Khao » Cates) ★★★
Le temps de quelques minutes, on a l'impression que l'amour s'invite sur l'opus quand Luda dit qu'il ne peut pas vivre avec sa chérie mais qu'il ne peut pas non plus vivre sans. L'amour introduit par de une harpe douce au début mais la violence revient très rapidement avec le rap agressif de Ludacris.
12. Feelin' So Sexy (prod. Gaggie) ★★★
Encore un titre pour nous préparer à une soirée torride avec cette conversation de " téléphone rose ", qui est littéralement un nouvel hymne des bars de danseuses.
13. Tell Me A Secret (feat. Ne-Yo) (prod. Swizz Beatz) ★★★★
Encore un titre explicite, qui apporte un peu de douceur grâce à l'invité r&b qui réalise un hook (et un couplet) calibré pour un « bedroom song » au lyrics très hot. Surement le titre le plus réussit de l'album.
14. My Chick Bad Remix (feat. Diamond, Eve & Trina) (prod. The Legendary Traxster) ★★
Ludacris balance le remix de son hit, un peu inutile malgré la bonne prestation de la 1st Lady des Ruff Ryders.
15. Sexting (prod. The Neptunes) ★★★
Ludacris revient sur le scandale extra conjugaux qui a touché Tiger Woods avec ce morceau très rythmé par son instru de la planète Neptunes.
Dans « Battle Of The Sexes » , la bataille n'a malheureusement pas vraiment eu lieu. C'est du Ludacris avec de grosses productions, de l'humour, un flow de malade mais sans opposition féminine. En effet, au lieu de rétablir l’égalité des sexes, Luda tombe dans les clichés habituels entre mâles et femelles qui s’affrontent au pieux sur des thèmes assez basique. Les sons classiquement Dirty South sont soit orientés (strip-)club, soit des histoires de cul bien salaces. Les femmes sont représentées majoritairement par des pornolyricistes plastiquées en puissance. L'album tourne vite en une bataille de polochons entre des nymphettes et des pervers, chattes contre bites, du sexe et rien d’autre que du sexe ou de la drague. Donc au final, Ludacris demeure Ludacris sur un projet, où il conserve son flow, son esprit, ses délires, qui aurait pu sentir l'erreur de casting, qui à la fin répond à l'appel des fans mais ne plaira pas aux puristes.
Note: ★★★★★
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