Partager l'article ! Before I Self Destruct, 50 Cent: Date de Sortie: 9 Novembre 2009 Date d'enregistrement: 2006 / 2009 D ...
Programmée depuis début 2007 au moins, et usant de single promotionnel (« Get Up », « I Get It In »), ce quatrième opus de 50 Cent aurait quasiment 3 ans à sortir. Mais quoi
d'étonnant dans tout ces report ? Puis surtout quand on est un poids lourd du rap comme 50 Cent, on a le droit de prendre son temps. Bref, rappelons les faits: Sentant le vent tourner
contre lui, voyant l'empire G-Unit s'effondrer, 50 Cent se devait alors de revenir en force, en décrivant « Before I Self Destruct » comme un peu le prequel de
« Get Rich or Die Tryin' ». Mais revenir aux sources de la rue, avec un rap plus dur, beaucoup le disent mais très peu le font au final. Aux premier abords, le
schéma de « Before I Self Destruct » est à quelques détails près un consensus calqué d’après
ses trois autres albums : une entrée en matière qui sent la poudre de 5-6 titres environ, plaçant au passage un diss à têtes chercheuses, ensuite des morceaux qui parlent de la rue,
des bangers et enfin des tracks plus soft et r&b.Donc, finalement un album comme les autres de 50 ou un vrai retour aux sources ?
1. The Invitation (prod. Ty Fyffe) ★★★★
50 Cent nous avait prévenu, et il le fait. Il a voulu revenir à un rap sombre, plus street, où il parle de la vie de rue, et l'intro en est la preuve parfaite. 50 déballe son gun talk, avec un ton plus sombre, plus agressif, et plus colérique. Une grosse entrée en matière.
2. Then Days Went By (prod. Lab Ox) ★★★★
Morceau qui ramène un bol d'air frais en samplant très bien "Ain't No Sunshine" de MJ. On retrouve tout de même la même ambiance lourde et pesante que dans l'intro, où il jour de son gimmick entêtant, qui est vite devenu la marque de fabrique du sorcier qu’on connaît.
3. Death to My Enemies (prod. Dr. Dre) ★★★★★
Dre infuse l'esprit N.W.A. avec une instru brise-nuque old school, pour que Curtis Jackson souhaite le plus sauvagement possible la mort à ses ennemis. Une tuerie en règle !
4. So Disrespectful (prod. Tha Bizness) ★★★★
On retrouve un Fifty rageur qui mord le micro pour attaquer certains enemies. 50 réserve quelques balles, donc, pour Jayhovah, The Game, Young Buck ou encore Lil Wayne. Il taille des croupières à ses ex-associés, avec toute la mauvaise foi de rigueur. En gros, une track qui montre que le potentiel de 50 cent est encore bien présent.
5. Psycho (feat. Eminem) (prod. Dr. Dre) ★★★
Curtis montre ici une nouvelle facette, plus isolée et torturée. Il en dégage ici une ambiance pesante de film d'horreur, à tel point qu'on la croirait faite à la base pour « Relapse », pour un duel effrayant, un bras de fer lyrical. Eminem joue dans son élément, ne mâche pas ses mots et fait un véritable carnage.
6. Hold Me Down (prod. The Futuristiks) ★★★★
Morceau qui a le potentiel d'être un très gros titre ! Ce gangsta rappeur-là est censé être un gros méchant sexy, pourtant il semble perdre toute virilité sur ce morceau. 50, donc dans un registre où ça passe ou ça casse. Ici, ça passe et même très bien.
7. Crime Wave (prod. Team Demo) ★★★★
Morceau qui sent le souffre où il s'arme jusqu'aux dents et crache ses balles. 50 est en mode guerre sur celle-là. Bref, il renvoie du lourd !
8. Stretch (prod. Rick Rock) ★★★★
Chanson pseudo-fiction avec une composition dépouillée au piano vraiment jouissive, inspirée de son adolescence lorsqu’il
était garde du corps pour un pimp dans le Queens. Sur cette track, il se met dans la peau du pimp’ employant ce Stretch (lui) dont il ne pense que du bien. Une manière détournée de parler
de soi à la troisième personne au second degré.
9. Strong Enough (prod. Nascent & QB Da Problem) ★★★★
Le rappeur de Queens ne respecte rien et à l'heure où tous ses compères penchent vers l'électro, lui revient aux samples soul comme sur ce morceau. Comme souvent avec ses propos, on le sent sûr de lui, mais cette track démontre encore un peu plus ce sentiment d'invincibilité qui règne dans son cerveau depuis qu'il s'est assis sur New-York avec ses dollars.
10. Get It Hot (prod. Black Key) ★★★★
Enfin un banger ! Bien sûr, on ne change pas comme ça un bad boy et on a forcément droit à un titre ultra misogyne. Une sorte de 'I Get Money' fait pour se déhancher.
11. Gangsta's Delight (prod. Havoc) ★★★★
Une surprise dans cet album avec une production méconnaissable de Havoc (si si je vous assure c'est lui), une nouvelle version gangsta du hit des Sugar Hill Gang 'Rapper's Delight'. Plus que sympathique, une tuerie en bonne et due forme.
12. I Got Swag (prod. Dual Output) ★★★★
Mes dames, messieurs, je vous présente la tuerie de l'album ! Sempiternel egotrip où il aime à dire que c’est lui qui a le plus gros… micro (ou gun au choix), comme sur ce down tempo qui bouge tranquillement pour tenter de nous convaincre qu'il est toujours dans le coup. Une leçon.
13. Baby by Me (feat. Ne-Yo) (prod. Polow Da Don) ★★★★
Le 'club-banger' que l'on attendait tous de 50 Cent. Un son électrique avec des basses qui font vibrer les enceintes, un refrain sexy impeccablement chanté par Ne-Yo et la grosse voix de 50 Cent qui s'adresse à son public féminin en mode gangsta lover. La machine à tubes 50 Cent a encore frappé !
14. Do You Think About Me (prod. Da Rockwilder) ★★★★
Agréable cross-over qui met 50 cent face à face avec son ex Vivicia Fox où il prend son rôle de gangstar d’amour. Mais détrompez vou, ce morceau ne reflète absolument pas l'ambiance générale de cet album.
15. Ok, You're Right (prod. Dr. Dre) ★★★★
Nouveau 'banger' de 50 il démonte ses détracteurs ! Bref, c'est bien roder, rien que pour l'instru et le second couplet le titre vaut le détour.
16. Could've Been You (feat. R. Kelly) (prod. DJ Khalil) ★★★★
Bonus de l'album où le flow de 50 Cent se fait étrangement plus velouté, dont la production planante nous envoûte. Dans une veine carrément pornographique, cette dernière track pour les ladies invite un Kells dans son rôle de tombeur de service, sur une ambiance old school groovy..
« Before I Self Destruct » et ses 16 chansons confirment le caractère sombre d'un 50 Cent plus mature, mais très près d'être sur le déclin musicalement parlant. Un peu moins tape-à-l'oeil que ses précédentes opus, il ne souffre pourtant pas trop du syndrome remplissage, et maintient la tension tout du long d’un disque qui certes manque de gros tubes clubs évidents et crossover, mais c’était justement là le but, semble-t-il. En matière de gangsta-rap comme au bon vieux temps des 90’s, il est par contre du bon calibre. On peut dire, donc, que 50 Cent est revenu à ce qu'il sait faire de mieux, il rappe avec rage et avec un bon flow. Par contre, le gros défaut de l'album, c'est que beaucoup de chanson sont calibré mixtape, puis les grognement pour nous effrayer, on reppassera, hein. La couleur très sombre de cet album ne va pas avec le rap d'aujourd'hui, mais qu'importe Fifty peut se permettre de privilégier son plaisir personnel. Puis album commercial ou non, quand on est 50 Cent, peu importe, car on sait que l'on va arriver au million de copies vendus.... ou pas. Men lie, Women lie, Numbers don't, fifty. Mouha-Mouha-Mouha ! * (Fallait bien que je vanne deçu)
Note: ★★★★★
* 160,000 copies vendus la 1ère semaine.
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