Partager l'article ! Jealous Ones Still Envy 2 (J.O.S.E 2), Fat Joe: Date de Sortie: 6 Octobre 2009 Date d'enregistrement: 2008 / 2009 Durée: 48 mi ...
Date de Sortie: 6 Octobre 2009
Date d'enregistrement: 2008 / 2009
Durée: 48 minutes 27 secondes
Label: Imperial, Terror Squad
En 2001, Fat Joe avait sorti l'album « Jealous Ones Still Envy (J.O.S.E) » qui reste son plus gros succès à ce jour. Aujourd'hui, Joey Crack, comme on le surnomme, revient avec la suite de cet opus, autrement dit « Jealous Ones Still Envy 2 ». En annonçant « J.O.S.E. 2 », on s’imaginait un album dans une optique commerciale avec quelques tracks rap new-yorkais. Un peu comme son précédent disque sauf que le pire était à craindre aux vues du contexte. Et à encroire Joey et le titre de cet LP, il doit encore faire beaucoup de jaloux, et il revient pour leur prouver qu’il est toujours dans la course avec son neuvième projet solo. Mais est-ce une formalité pour faire fermer la bouche aux haters ? la dernière cartouche pour une renommé mondiale ? Ou simplement l'album de trop ? Les paris sont fait ? Allons s'y pour découvrir ce que Joey nous a réserver.
1. Winding On Me (feat. Lil'Wayne & Ron Browz) (prod. Ron Browz) ★★★
Tout démarre avec un club hit sur un beat auto-tuné où Lil Wayne nous fait de nouveau entendre sa voix de poignée de porte rouillée le tout agrémenté par un refrain auto-tuné de Ron Browz. Un club banger assez réussit, mais déjà vù.
2. Joey Don’t Do It (Prod. DJ Infamous)
★★★
L'artiste montre qu'il peut encore mordre dans le micro sur ce morceau qui contient un sample de Jimmy Hendrix. Morceau qui nous rappelle que c'est un produit new-yorkais, enfin bon, le plaisir d'entendre Joe Crack sur un son qui lui convient, malgré qu'on le sente à bout de souffle sur chaque fin de phrase, ne durera qu'un peu plus de 2 minutes.
3. One (feat. Akon) (prod. The Inkredibles)
★★
Le single censé promouvoir l’album, n’a dénoté aucun impact sur le public vu les chiffres de vente, et on comprend pourquoi en l’écoutant. On en arrive à attendre le refrain d’Akon avec impatience tellement les couplets sont chiants et désespérants !
4. Aloha (feat. Pleasure P & Rico Love) (prod. Rico
Love) ★★★
Estival, synthétique très électro, taillé pour le mainstream avec un refrain efficace et facile à retenir. Rien d’assez créatif pour se démarquer, mais sa reste sympathique.
5. Put Ya In Da Game (feat. T-Pain & OZ) (prod. Schife
& OhZee) ★★
Ce morceau vite fait électro risque fort de vous faire passer dans le camp des T-Painophobes. Sa commence a devenir ridicule quand on connaît le passé de Crack.
6. Congratulations (feat. Rico Love & T.A.) (prod.Eric
Hudson) ★★
On note une once de mieux même si, de nouveau, c’est l’instrumental funky d’Eric
Hudson qui rattrape le coup. Sa reste largement en deçà de ses possibilités.
7. Porn Star (feat. Lil Kim) (prod. Jim Jonsin) ★★
Fat Gangsta, autre surnom, offre même un morceau très explicite avec la personne la plus qualifiée pour faire un morceau de ce type, Lil Kim aka Queen Bitch. La médiocrité atteint des sommets...
8. Cupcake (feat. Benisour) (prod. Schife &
OhZee) ★★
Une grosse partie de l’album concentre des riddim Dirty South et Trap Music artificiels qu’on entend partout, comme ici qui fait l’effet d’un rejet de Jeezy. Les synthés irritants de Schife reviennent nous hanter, ce qui est la parfaite illustration de la tournure musicale de Fat Joe avec cette tonalité sudiste légère.
9. Ice Cream (feat. Raekwon & T.A.) (prod.
T-Weed) ★★★★
Joe peut tout de même compter sur un excellent duo avec Raekwon rehaussé par une très bonne une composition inspirée soul .
10. Okay Okay (prod Andrews "Drew" Correa)
★★
Plus sombre, est pas mal non plus mais c'est très peu inspiré. C'est même déconcertant de voir Fat Joe essayer de suivre la mode sudiste ainsi.
11. Blackout (feat. Swizz Beatz & Rob Cash) (prod. J.
Buttah) ★★
Le producteur a pondu là un drôle d’instru. Tantôt ca tue, tantôt c’est nullissime. Tout dépend de l’humeur du moment . Bref, 'street banger' a moitié réussit.
12. Music (feat. Cherlise) (prod. DJ Infamous and
Slick) ★★★
Histoire de faire passer la pilule, il finit sur une conventionnelle touche émotionnelle en nous racontant son amour pour le Hip Hop, son entourage, ceux qui croient en lui. Morceau qui est plutôt soul-R&B avec une talentueuse chanteuse encore inconnue prénommée Cherlise.
Avec ce neuvième opus, le Don vient de se planter ou de s'enfoncer dans le sable. Mais après tout, il l’a bien cherché. 50 Cent l’avait prédit et pour une fois cet enfoiré avait raison. La carrière de Joe Crack est quasiment finit, voir morte. Que son âme d’artiste repose en paix. Est-ce que Fat Joe s’est laissé pervertir par le système ? Est-ce qu’il surestime trop sa hype ? Une chose est sûre, c’est que sa gloire appartient au passé et que sa notoriété actuelle s’émiette dangereusement. Joey a craqué, « J.O.S.E. 2 » est une belle daube. Commerciale, je ne sais pas. Ce n’est pas un jeu de mot d’affirmer que Fat Joe a eu les yeux plus gros que le ventre car cet album est un énorme bide qui par l’effet de l’attraction gravitationnelle restera cloué en bas de l’échelle. C’est triste à dire, mais toutes les bonnes choses ont une fin.
Note: ★★★★★
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