Partager l'article ! Laugh Now, Cry Later, Ice Cube: Date de Sortie: 6 Juin 2006 Date d'enregistrement: 2005/2006 Durée: 64 minut ...
Date de Sortie: 6 Juin 2006
Date d'enregistrement: 2005/2006
Durée: 64 minutes 51 secondes
Label: Lench Mob
Six ans de "silence solo', une éternité pour les fans d'Ice Cube, mais est-il vraiment encore besoin de présenter Ice Cube, un des rappeurs les plus connus et respectés du milieu ? Pour les plus jeunes, Ice Cube est juste un acteur issu du rap connu pour ses comédies et certaines fois des films d’actions ayant tous fait plus ou moins de bruit, faisant de lui une des valeurs sures du rap ayant immigré vers Hollywood.Pour les plus anciens, et pour ceux qui connaissent leur histoire, Ice Cube est un monument ! Un des pères fondateurs du gangsta rap avec N.W.A dans les années 80, il connaîtra aussi une très belle carrière en solo au début des années 90’s avant de s’échapper peu à peu vers Hollywood réalisant des hood movies devenus classiques, comme 'Friday' ou 'Barbershop'. Il balance son septième album, et c'est toujours le même. La couverture de cet album estampillé « Explicit Contents » donne le ton : Los-Angeles en flammes, le profil d’Ice-Cube dans ses plus mauvais jours et un titre « Laugh Now, Cry Later » (rire maintenant, pleurer après). Bref, du pur west coast gangsta rap qui ne fait ni dans la dentelle ni dans la rémission en vue...
1. Definition of A West Coast G' (Intro)
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2. Why We Thugs (prod. Scott Storch) ★★★★
Sur un beat concocté par le très hype Scott Storch (qui se rappelle ici au bon souvenir de ses fructueuses collaborations avec Dr Dre), le « Nigga we love to hate » évolue dans le mainstream de qualité et donne le ton d'un opus volumineux "Call me an animal up in the system / but who's the animal that built this prison").
3. Smoke Some Weed (prod. Bud'da) ★★★★
L'ambiance devient hypnotique avec ce titre qui transporte l'auditeur dans des hauteurs enfumées à coups de sirènes stridentes et de voix torturées. Titre où il balance un brûlot incendiaire contre le gouvernement Bush, qu'il condamne pour son immobilisme dans le 'dossier Katrina'. ("White floks worry 'bout them fuckin misdermeanor/While black people dyin in that God damn arena.")
4. Dimes & Nicks (A Call From Mike Epps)
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5. Child Support (prod. Teak "Tha Beatsmith" and Dee Underdue) ★★★★
Morceau qui égratigne sans ménagement les nouvelles coqueluches surfaites d'une mouvance gangsta dont Cube revendique ouvertement la paternité. Il assoie son statut de père du gangsta rap, met à mal l’industrie du rap, refuse donner du crédit et leur 'pension alimentaire' à ces indignes rejetons, rapprochant implicitement lebeef 50/Game du double meutre Pac/Big avec des lyrics incisifs. ("Cause Intercospe'll spend your money/they don't give à fuck/about dead rapper/nigga they'll chop it up.")
6. 2 Decades Ago
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7. Doin’ What It Pose 2do (prod. Emile) ★★★★
Il séduit toujours grâce à des cuts entraînant et puissant lyriquement comme ici.
8. Laugh Now, Cry Later (prod. The Hitmen) ★★★
Morceau qui fait plus dans le laid back californien avec un je ne sais quoi de « frontalier » genre « passage de clandé mexicains », avec un Cube donnant une leçon de vie à travers un texte prenant et plein de justesse sur la conséquence de nos actes.
9. Stop Snitchin’ (prod. Swizz Beatz)★★★
Pure banger, produit par Swizz Beatz, qui nous sort un beat monstrueux, accompagnant à merveille un Cube décidément en forme .
10. Go to Church (feat. Lil' Jon & Snoop Dogg) (prod. Lil' Jon) ★★★
Il réserve plus d’un son parfait pour les voitures ou les
soirées à l’image de ce banger. Ice Cube s'autorise un tacle appuyé sur Mike Jones, prouvant ainsi que la consensualité ne fait toujours pas partie de ses défauts.
11. The Nigga Trapp (prod. DJ Green Lantern)★★★
Cube laisse toujours prévaloir ses paroles et il n’y a aucune raison de ne pas rentrer dedans. Puis la production est vraiment terrible. O'sheo repart encore en campagne contre les hautes instances, accusées de ghettoïser les Afro-américans.
12. A History Of Violence
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13. Growin' Up (prod. Laylaw & D-Mac) ★★★
Les fans seront pris par la nostalgie. Ice Cube se rappelle du passé et de toutes les grandes étapes de sa carrière, avec même une dédicace pour Eazy E et Lil’ Eazy E, nous montrant un Cube contemplant son passé pour un morceau des plus agréables.
14. Click, Clack - Get Back ! (prod. Emile) ★★★
Gangsta, mais aussi savoureux, car Cube n’est pas n’importe quel rappeur et son style est toujours aussi ravageur, avec comme autre témoin me morceau, une autre tuerie ou Cube montre toute son habilité à faire de purs bangers.
15. The Game Lord (prod. Teak "Tha Beatsmith" and Dee Underdue) ★★
Morceau peu marquant, qui ne comblera pas totalement ou lassera les fans du rappeur de L.A.
16. Chrome & Paint (feat. WC) (prod. Bud'da) ★★★
Musicalement, on évolue dans le West Coast stylin’, à la Snoop Dogg, cool et dansant. A cette différence près que chez Ice Cube on sent dans la voix bien plus de hargne ostentatoire.
17. Steal the Show (prod. Scott Storch) ★★★★
Nouveau banger ! On ne sent vraiment pas le poids des années, du début à la fin, il accroche son audience, étant toujours aussi apte à faire du bon gangsta rap.
18. You Gotta Lotta That (feat. Snoop Dogg) (prod. Lil' Jon) ★★
Snoop reponite sa truffe pour un morceau qui lui colle à la peau. Mais sa ne suffit pas pour distraire l'auditeur.
19. Spittin' Pollaseeds (feat. WC & Kokane) (prod. Laylaw & D-Mac) ★★★★
Encore un morceau laid-back purement west coast, pour un résultat invitant au déhanchement . Un morceau phare de l'album.
20. Holla @ Cha' Boy (prod. Lil' Jon) ★★★
Force est de constater que le style n’a pas encore épuisé toutes ses cartouches. Encore un résultat festif.
Ice Cube apporte toujours autant d’intensité quand il prend le micro et montre clairement que même plusieurs années au soleil d’Hollywood ne l’ont certainement pas changé. Il a toujours ça dans le sang et plus important, alors que le rap n’est plus sa grande priorité, il est encore capable de faire un album divertissant. Très bien produit, l'opus permet en outre de vérifier que Cube n'a pas perdu grand chose de sa verve, et qu'il reste un rappeur au dessus du lot. Les brûlots d'antan sont évidemment loin, mais le cru 2006 de Cube devrait trouvé son public, et réconcilier les plus difficiles d'entre nous avec les grosses sorties. Même avec quelques défauts, ce « Laugh Now, Cry Later » se révèle être très bon album, bien haut dessus de la majeur partie de la production rap actuelle.
Note: ★★★★★
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