Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 12:19

Date de Sortie: 14 Novembre 2006

Date d'enregistrement: 2006

Durée: 50 minutes 16 secondes

Label: Imperial, Terror Squad











 

Un an après l’échec commercial de « All or Nothing », le Don Cartagena revient sans crier garde avec « Me, Myself and I », un nouvel album qui se veut plus instinctif et plus proche de son public de base. Comme vous aurez pu le comprendre, Fat Joe s'occupe personnellement de cet album. Il n'y a pas de major Atlantic ou quoi que ce soit. Il est l'unique producteur exécutif via sa structure Terror Squad. C'est peut-être pour lui l'occasion de connaître enfin la consécration commerciale. Alors simple sursis ou vraie résurrection pour l’ex DITC ?


1. Pendemic (prod. StreetRunner) ★★

L'album commence de la plus bonne des manière, avec cette intro plus que correcte orchestré par un duo de sudiste, qui réveille les enceintes.


2. Damn (prod. The Hitmen) ★★★★

Le rappeur du Bronx enchaîne sur un morceau rentre dedans. Et son effet est ressenti Joey nous met une grosse claque et (encore) à nos enceintes au passage. C'est vraiment le style de beat qui correspond au vrai Fat Joe. Damn ! Quelle Tuerie !


3. The Profit (feat. Lil Wayne) (prod. DJ Khaled) ★★★

Pour les bests cuts, on retiendra ce morceau qui nous parle d'argent, de profit. C'est correcte pour Joe mais il se fait volé la vedette par un Weezy en pleine forme lyrical.


4. No Drama (Clap & Revolve) (prod. The Runners) ★★★

Morceau qui n'est qu'une copie conforme de 'Hustlin'  de Rick Ross. C'est du gros réchauffé mais c'est correcte malgré que sa aurait pu être mis de côté.


5. Breathe And Stop (feat. The Game) (prod. Nu Jersey Devil) ★★★★

Morceau qui est réalisé avec un magnifique sample de 'War' de Bob Marley produit par le DJ référence des mixtapes du rappeur de Compton. C'est plutôt une bonne surprise d'entendre Joe sur un riddim, reggae très sympathique .


6. She's My Mama (prod. StreetRunner) ★★  

Crack nous montre qu'il sait aussi bien faire un break, le temps de quelques mots plus tendres, sur un beat mesuré, façon hip-hop 80's.

 


7. Make It Rain (feat. Lil Wayne) (prod. Scott Storch) ★★★★

De nouveau en duo avec Mr Cash Money Millionnaires'Son, je cite Lil'Wayne. Celui-ci en ce moment devient l'invité le plus récurrent notamment dans les duos Rap/RNB, sûrement grâce à son flow nonchalant mais toujours en phase avec le beat. Bref, comme toujours c'est très efficace.


8. Jealousy (prod. The Hitmen) ★★  

Ce morceau montre un Fat Joe sous un très bon jour, plus authentique pourra-t-on dire. C'est propre et bien réalisé.


9. Think About It (prod. Scott Storch)   

Titre sympa qui montre un Joey Crack dont le flow a évolué et se montre vivace. Le beat est envahissent et saisissent, bref du bon boulot.


10. Hard Not to Kill (prod. The Hitmen) ★★  

C'est sombres et puissantes, agrémentées par un texte direct et un flow lent, lourd. Bref, encore une bonne chanson à mettre à son actif.


11. Bendicion Mami (prod. StreetRunner) ★★★★★

La meilleur chanson du cut ! Fat Joe représente le Bronx, et les sonorités, la tonalité de ce morceau en témoignent, en samplant Michael Jackson en reprennent une boucle de 'Maria (You Were The Only One)'. Bref, c'est touchant surtout quand on sait qu'il parle de sa mère et de la mort.


12. Stroy to Tell (prod. DJ Khaled) ★★★

On fini encore par un bon morceau, c'est propre mais un peu trop dans la tendance actuel pour un Joey Crack qui se veut personnel.


Si le disque est relativement court, avec 12 tracks seulement, Fat Joe semble cette fois-ci avoir privilégié la qualité sur le superflu. Exit dont les morceaux R&B et les tubes pop, les titres plus consistants ayant la part belle. Fat Joe semble donc avoir retenu la leçon, et opère donc un retour aux sources aussi inattendu qu’agréable. Fat Joe n'a lui rien perdu de son mordant, et l'individualisme de cet album va jusqu'au refrain. A l'instar de sa stature imposante, Fat Joe nous offre un son bien lourd sur ce nouvel opus. Même s'il se débrouille à la perfection tout seul avec son flow lent, cadencé et ravageur; le rappeur du Bronx a bossé avec quelques noms bien choisis.Si la période DITC semble révolue, il est clair que Joey s'en est inspiré sur cet album, que ce soir au niveau du flow, des lyrics ou des productions. Le principal problème de cet album réside dans le fait que conceptuellement, il est sensé être personnel mais justement, cette ligne directrice s'efface à son écoute. Puisque Joe ne fait que surfer sur les tendances actuelles au lieu de justement faire quelque chose qui lui est propre. Avec un tel titre, « Me, Myself & I »  manque de personnalité, mais Joe semble donc être revenu à ses premières amour, à savoir le rap hardcore.

 

Beats:        Lyrics:      Originalité:  

 

Note: ★★

 

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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