Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 15:18

309.jpgDate de Sortie: 26 Septembre 2006

Date d'enregistrement: 5 Octobre 2005/Janvier 2006

Durée: 62 minutes 36 secondes

Label: Disturbing tha Peace, Def Jam











 

 Après une courte pause cinématographique, et avoir confirmé ses talents d'acteur dans « Hustle & Flow » et « Crash », Christopher "Ludacris" Bridges revient se lancer dans la course au titre grâce à une ambition et une volonté inébranlables. Redoutable challenger et perfectionniste, Ludacris poursuit son évolution artistique avec son, cinquième album, « Release Therapy », vers une maturité plus affichée. Mais, le rappeur d'Atlanta souffrait de l'image que les médias lui ont associé, celle de la personne qu'on aime ne pas prendre au sérieux. Et pourtant du côté d'Atlanta, on ne rigole pas avec le rap ! Alors plutôt que s'autocaricaturer, Luda marque un pas décisif dans sa carrière. Une étape importante qui s'est décrite physiquement par le rasage de ses dreadlocks, puis musicalement. Docteur Luda nous propose, donc, sa thérapie en jouant la carte de l'expérience et de l'introspection.

 


1. Warning (Intro) (prod. Vudu) ★★

Ludacris met d'entrée les poings sur la table avec panache. Certaines mauvaises langues auront beau dire que Luda a un trop plein d'égo à évacuer en récapitulant son curriculum vitae, il reste néanmoins la vraie valeur sûre du Dirty South et cette intro percutante en est la preuve parfaite.


2. Grew Up A Screw Up (feat. Young Jeezy) (prod. DJ Nasty & LVM) ★★

Une réunion au sommet pour nos deux originaires d'Atlanta, hommage furieux à la scène de Houston sur lequel Ludacris redéfinit le 'screwed up' à sa manière, avec un Young Jeezy en guise de 'sidekick', et renvoie par la même occasion Mike Jones ou Paul Wall au vestiaire, pardon, à leurs cahier de rimes ! De la pure trap music !


3. Money Maker (feat. Pharrell) (prod. The Neptunes) ★★

Ludacris en hitmaker certifié est toujours là quand il s’agit de nous faire bouger et il y arrive toujours aussi facilement avec ici ce hit single. Le beat tribal et exotique correspond bien au style de Luda, assisté par Pharrell pour le refrain passe-partout et facile à retenir.


4. Girls Gone Wild (prod. The Neptunes) ★★

Seconde prod neptunienne, qui passe au rapport supérieur sur le plan musical et échelle de température. Pas étonnant avec un intitulé pareil, qui évoque tout le charme des filles pas très habillées qui remontent la pulpe de leurs fessiers huilés sur un rythme uptempo et des textes pornosensuels.


5. Ultimate Satisfaction (feat. Field Mob) (prod. Rich Skillz) ★★

Banger (Si si) qui incite à faire monter le caisson de basse avec son instrumental mid-tempo très lourd, de quoi faire trembler les murs. Le truc complètement dingue, c'est que cette track sample le synthé électro hypnotique et la voix de "Satisfaction" de Benny Bennassi. Ludacris pose un flow acrobatique et ludique comme on aime.


6. Mouths to Feed (prod. DJ Toomp) ★★

Titre bounce qui parle d'argent, de finance et des responsabilités que cela implique, c'est-à-dire en tant que père de famille et patron d'entreprise. Plus une chanson à texte en fait, comme une sorte d'antithèse au bling bling m'as-tu-vu même si Luda aime bien rappeller que c'est un 'monster in this game'.


7. End of the Night (feat. Bobby Valentino) (prod. Happy Perez) ★★

Ludacris relâche la tension avec ce son plus cool, plus smooth. L'instrumental intégre de bons éléments empreintés au rythm'n blues (mélodie de guitare sèche un brin latino), un son pour les lovers agréable et idéal à écouter en bonne compagnie lorsqu'on rentre de soirée.


dd9ab9ee16.jpg

8. Woozy (feat. R. Kelly) (prod. Ken Jo)

Le R&B est de série, ici avec ce doublé consécutif. Kells fait semblant de rapper à côté de ce coquin de Ludacris. Le chanteur surprend pourtant par son interprétation sur le finish en poussant la voix, histoire remonter sa performance de passable à bonne. Le coup de saxophone et les notes de piano rajoutent un côté sensuel bienvenue


9. Tell It Like It Is (prod. Omen)

Place maintenant aux attaques verbales et frontales, et là ça ne rigole plus par contre. Ludacris se montre plus direct et ça devient carrément violent quand il nous donne la vérité sur l’industrie et les faux qui la font sur ce titre. Il parle ici sans détour et met à nu un monde du rap et des rappeurs souvent loin de leur image publique. Avec cette critique ouverte de l'industrie de la musique qui emploie le rap, Luda montre une autre facette de sa personnalité, moins marrante certes mais en contrepartie plus assagie.


10. War With God (prod. Dre & Vidal) ★★

Sublime « diss-track » qui est une nouvelle prouesse textuelle du MC qui débat une fois de plus sur ses thèmes de prédilection (non, il ne parle pas de deal, de drogue ou d'armes..), à savoir son manque de reconnaissance dans la scène, les nombreuses haters qui l'entourent et son envie d'aller de l'avant et d'en faire toujours plus.


11. Do Your Time (feat. Beanie Sigel, Pimp C & C-Murder) (prod. The Trak Starz) ★★

Ludacris se met même à écrire sur des sujets sensibles et difficiles, voire personnels, lorsqu'il parle, ici, de la prison. Ce morceau, où il s’adresse aux gens enfermés en prison, paraît un message d'espoir. Et qui d'autres de mieux que d'ex-detenus tels que Beanie Sigel, Pimp C ou C-Murder peuvent apporter leurs témoignages sur les conditions de détention et de la vie carcérale.


12. Slap (prod. The Runners) ★★

Luda en arrive à parler de vraies galères, et vouloir se calmer les nerfs à la façon Ludacris. C'est à dire voire de la boisson très (très) alcoolisée, et frapper sur tout ce qui bouge.


13. Runaway Love (feat. Mary J.Blige) (prod. Polow Da Don) ★★

Titre sublime qui touchera les personnes sensibles (ou pas..), où il relate des histoires vraies de jeunes filles en perdition, celles qui n'ont jamais connu leur père, des adolescentes qui tombent enceintes...


14. Freedom of Preach (feat. Bishop Eddie Lee Long) (prod. Mr. Jonz)

Pour finir, Ludacris prononce un discours introspectif dans la joie et l'allégresse sur cette outro gospel.


Ludacris a pris pas mal de recul pour se prendre en main plus sérieusement, ce qui affecte forcément l'ambiance de l'album. Oui bien sûr, il s'inscrit dans la logique des choses au niveau humain et psychologique, ce qui ne veut pas dire forcément dans la continuité des précédents opus. Il n'y a pas de cassure non plus, juste que Ludacris devient plus MC que rappeur et franchit un cap déterminant. Côté thèmes, Ludacris fait le tour de toutes les questions et évoque aussi bien les femmes que la guerre, en passant par les sorties festives, la religion et même l'amour. La prise de conscience de sa place au sein du hip hop américain et de ses propres responsabilités dans la vie ont influencé la réalisation de son dernier album, « Release Therapy » fait véritablement de Ludacris une référence dans le monde du rap en général. Luda signe, donc, une oeuvre remarquable, peut être pas du niveau de « Chicken & Beer », mais tout de même supérieure à son dernier cru.


Beats:     Lyrics:      Originalité:

Note: ★★★★
Copie-de-dd9ab9ee16.jpg
Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Profil

  • Playboy_X
  • Play tha Game
  • Homme
  • Rap Review
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés