Partager l'article ! Recovery, Eminem: Date de Sortie: 21 Juin 2010 Date d'enregistrement: 2009 / 2010 Duré ...
Date de Sortie: 21 Juin 2010
Ce qui est cool avec Eminem, c'est qu'à chaque fois qu'il sort un album, on a l'impression que c'est l'évènemment rap de l'année, ou qu'il sort d'une absence de 5 ans. Cool j'ai dis ? Je voulais plutôt dire lassant...Passons mes états d'âmes, et revenons au sujet. Après « Relapse », Eminem nous avait promis une seconde rechute fin d'année 2009, mais force c'est de constater que sa première rechute n'était pas du goût de tout le monde (C'était quoi cette accent ?!), c'est finalement un autre projet qui voit le jour en 2010, « Recovery ». Le titre est très évocateur du concept : plus de délire slim shadyque et un effort plus sincère. Symbole du changement en cours, « Recovery » ne contient aucun skit. Finies les interventions de Paul, Steve Berman ou évidemment Slim Shady, place à la musique seule. Se reconstruire après l’addiction, récupérer les miettes de son cerveau que la dépendance aux somnifères avait répandu, tel était l’enjeu de « Relapse ». Logiquement, « Recovery » est l’étape de la voie de la guérison, le moment où, sortit de l’hôpital, un peu réparé mais toujours brinqueballant, il faut réapprendre à vivre. L’an dernier, le rappeur mettait donc en scène sa désintoxication. Cette année, il passe à la convalescence et au retour à la normalité. La même normalité qui mènnent les autres rappeurs à la banalité ?
1. Cold Wind Blows (prod. Just Blaze) ★★★
Sur une production très 'Doctor Dretesque', Eminem évoque sa sortie et tente d'évacuer, de tuer ce qui reste de son double, en insultant un peu tout le monde en faisant ressortie Slim Shady (« Shady until' my dying day »), comme si il n'était pas guérit totalement et qu'il devait finir le job.
2. Talkin' 2 Myself (feat. Kobe) (prod. DJ Khalil) ★★★★
Eminem montre qu'il va mieux mais qu'il n'est pas totalement remis, signalant la solitude de l’ancien drogué qui commence à le hanter, tout enexpliquant qu'il jalousait le succès (Weeay, Kanye entre autres) d'autres quand lui était au fond du trou. Eminem se replace avec aisance dans son personnage intérieur,. Malgré que la combinaison « prod Khalil+hook de Kobe » est démentiel, c'est du déjà vù...
3. On Fire (prod. Mr. Porter) ★★★
Encore quelque chose très Dretesque avec ce beat pianoté sombre au voix mortuaires. Eminem déploie un rap assez mollasson en restant toujours autant violent contre les critiques.
4. Won't Back Down (feat. P!nk) (prod. DJ Khalil) ★★★
Eminem en vient au sonorité plus rock, avec une P!nk qui ne pouvait qu'être la seule à assurer le featuring, tant le thème semble coller à la chanteuse jouant son rôle d’infirmière. Banger rock'n'roll et très efficace.
5. W.T.P. (prod. Supa Dups) ★★
Titre fade au tire très explicite, W.T.P étant les initials de « White Trash Party » où Eminem fait la fête en se foutant de tout, comme un corps sans tête, avec le look d’un zombie sorti de la nuit des morts-vivants, qui demain sera sûrement trop défoncé pour sortir du lit.
6. Going Through Changes (prod. Emile) ★★★
Eminem témoigne de sa propre transformation intérieure, sur un riff de guitare discret et un sample de Black Sabbath. Titre très introspectif, qui touchera ses fans ou fera rire certains(2min,15, un chant très lolesque).
7. Not Afraid (prod. Boi-1da) ★★
Single insupportable avec un hook chanté, qui pour la première fois dans la carrière d'Eminem n'est pas un titre "comique", où Eminem s'autocritique (« Relapseétait faiblard »), une confirmation de sa nouvelle sobriété (« C’était mon choix d’arrêter de me doper »). De l'instropestion inutile...
8. Seduction (prod. Boi-1da) ★★
Titre mélancolique qui pourrait retranscrire l’apocalypse, où l' humour grinçant de Eminem semble loin. Le refrain chanté de Eminem est vraiment une faute de goût, et cet égo-trip passera vite à la trappe.

9. No Love (feat. Lil Wayne) (prod. Just Blaze) ★★★★
Sur un titre samplé d'un hit dance du début des années 90, "What Is Love" d'Haddaway, le blondinet invite le Martian (ben ouais faut bien se mettre à la page). Eminem chantonne (pourquoi nous faire sa?), sort son flow super rapide tentant d'impressionné son monde. Sa aurait pu être le cas, si pendant les 8 titres précédents il ne l'aurait pas fait...Merci donc, à Wayne, pour rentre la track intéréssante avec son texte très poétique.
10. Space Bound (prod. Jim Jonsin) ★★★
Sur une guitare sèche, Eminem nous parle d'un certain regret envers son ex-femme, sur la façon dont se sont déroulées sa relation puis sa séparation. Le refrain (samplé de R.E.M) puis la partie chanté sont largement dispensable.
11. Cinderella Man (prod. Script Shepherd) ★★
Titre très classique, qui veut bien dire ce qu'il veut dire. (« L'homme Cendrillon ») Un égo-trip très dispensable.
12. 25 to Life (prod. DJ Khalil) ★★★★
Encore un titre classique dans le thème, Eminem s'adresse aù Hip-Hop, et s'attaque à son ex-femme et la condamne de tous les maux tout en se présentant comme une victime de sa tyrannie. Le beat exceptionnel sauve le manque d'originalité, Crazy beat comme dirait nos amis américains.
13. So Bad (prod. Dr. Dre) ★★★
Sur la seule production du doc de l'album, qui sonne très « Relapse » avec ses cuivres. Pas un titre mauvais mais pas incroyable non plus.
14. Almost Famous (prod. DJ Khalil) ★★★★
Une production titanesque de Khalil, qui fait remonter la tension à elle même. Un titre très énervé donc, où Em' s’enflamme, rentre dans le tas, à la manière du beat très bourrin.
15. Love the Way You Lie (feat. Rihanna) (prod. Alex da Kid) ★★
Eminem change de direction musical, et s'oriente vers la pop (WHAT THE FUCK ?) le temps d'un single calibré pour les radios mondiales, où les couplets sont rappés par un Eminem remonté et les refrains assuré par Rihanna. Dommage que cette dernière n'est que décoratif...Au faite RIP Slim Shady.
16. You're Never Over (prod. Just Blaze) ★★★
Une chanson consacrée à son ami mort, Proof. C'est la première fois qu'il s'exprime sur sa mort dans une chanson donc on était en droit d'attendre à quelque chose de great, finalement sa reste basique.
17. Untitled (prod. Havoc) ★★
Titre dispensable au beat totalement, mais totalement, loupé où Eminem speed son flow achève l'album de manière qui rend très sceptique.
On est bien loin de l'album grandiose qu'annoncait l'entourage de l'ancien blondinnet, ou même de l'album rap de l'année. « Recovery » est l'album du changement, des regrets et de la réconciliation mais aussi de beaucoup de frustations, et de la déception par ses choix artistiques douteux orientés pop et son côté trop sérieux. Il semble qu’Eminem ait besoin d’être mal dans sa vie pour être artistiquement au mieux. Le plus impressionnant reste le flow rageur d’Eminem intact et toujours présent. Trop présent, il ne varie pas son flow toute au long de l'album, ce qui devient vite lassant. L’urgence des débuts n’est plus et les insultes ou mots grossiers qui ponctuent encore ses textes ont perdu de leur vigueur. Mais surtout, il manque l’humour, le second degré qui faisait la force des textes d’Eminem. On a le sentiment qu’il ne veut plus rire et qu’il ne reste plus que la violence froide et l’opposition brutale à la société. Un album de plus, qui ne fera pas renaître l'étincelle dans les yeux d'Eminem qui fesait tant envier les concurrents. Bref, il n'y pas si longtemps de sa, un rappeur français nous avait dit « qu'il ne fera pas l'album de trop ». Eminem aurait peut être dû suivre ce conseil après « The Eminem Show ». Car depuis il n'a jamais retrouver le talent d'avant, et sombre dans une banalité à se demander si le rap est toujours fait pour lui.
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