Partager l'article ! Relapse: Refill, Eminem: Date de Sortie: 21 Décembre 2009 Date d'enregistrement: 2007 / 2009 Durée: 33 minute ...
Date de Sortie: 21 Décembre 2009
Date d'enregistrement: 2007 / 2009
Durée: 33 minutes 43 secondes
Label: Aftermath, Interscope, Shady, Web
Fin 2009, Eminem est retourné chez son médecin traitant chez Aftermath pour lui fournir un renouvellement de prescription : « Refill » afin de nous pourrir notre noël. Dr. Dre et lui avaient prévu le coup, ils ont gardé en réserve un supplément de six inédits, juste si les ventes de la meilleur version n'était pas suffisante. En gros c'est quoi cette version de « Relapse », c'est une sélection des titres originaux musclés de sept nouvelles chansons, permettant au rappeur de lever le voile sur les nombreux morceaux usinés lors de l’élaboration de l’album, et qui selon lui méritaient de voir le jour.
1. Forever (Drake feat. Eminem, Lil Wayne & Kanye West) (prod. Boi1-Da) ★★★★
Le newcomer le plus buzzé du moment se lance en premier dans le bain, mais c’est surtout sa contribution au refrain que l’on retiendra (avec l’aide de l’autotune) car il se fait littéralement manger par les monstars que sont Kanye, Lil Wayne et Eminem.
2. Hell Breaks Loose (feat. Dr. Dre) (prod. Dr. Dre) ★★
Eminem saute sur l’instru sans préliminaire, accompagné de notes répétées de piano et de violons terrifiants. Déguisé en gentil monsieur en blouse blanche, Dr. Dre impressionne pour la rapidité de son flow .
3. Buffalo Bill (prod. Dr. Dre) ★★★
Morceau, accompagné de ces pianos, des orgues et des choeurs spectraux pour créer une ambiance Burtionienne incomparable, qui évoque les serial killers, qui est également le nom du tueur qu’Hannibal Lecter aide à coincer dans le fameux Silence des agneaux. Ouvert par un cri de femme, cette chanson au climat anxiogène se classe d’emblée parmi les réussites en 2009 d’Eminem, qui crée un climat malsain à base de rimes vicieuses.
4. Elevator (prod. Eminem) ★★
Réflexion sur son ascension vers la gloire, dans ce titre évoqueant l’époque où il n’osait penser aux disques d’or et en rigolait avec son pote Proof, pour enchaîner sur le présent : "Eighty something million records worldwide later. I'm living in a house with a fucking elevator. ", balancé sur un tempo jazz New Orleans déviant trafiqué par Dr. Dre.
5. Taking My Ball (prod. Dr. Dre) ★★★
Probablement le morceau le moins indispensable de cette réédition, on en retrouve des éléments sur les titres déjà existants de Relapse. Egotrip semblable aux autres sans grand intérêt.
6. Music Box (prod. Dr. Dre) ★★★
Une description apocalyptique d’un Eminem au nez plein de cocaïne, aux pupilles dilatées et à la maigreur effrayante. Fiction ou autofiction ? Vraiment, les textes d’Eminem demeurent malsains et troublants, transformant une chanson si innocente comme en oeuvre diabolique.
7. Drop the Bomb On 'Em (prod. Dr. Dre) ★★
Comme indiqué, c’est une (sorte) bombe incendiaire, la suite logique de « Bagpipes From Bagdad ».
Ce genre de réédition appelle les retardataires qui hésitaient à s’octroyer cet album, et celle là ne fait pas exception à la règle. C'est donc logiquement que l’entreprise en elle-même n’apporte pas grand-chose de nouveau, et si les aficionados se réjouiront d’avoir accès à cette extension du catalogue, on doit prendre ce « Refill », comme son nom l’indique, pour un bonus de Relapse apte uniquement à étancher la soif des fans. Mais pour convaincre les acheteurs initiaux du projet de racheter le même disque augmenté, cette deuxième couche suffira-t-elle ?
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