Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /Oct /2006 09:28

Date de Sortie: 10 Octobre 2006

Date d'enregistrement: 2006

Durée: 61 minutes 56 secondes

Label: G-Unit, Interscope












 

 Les fans du G-Unit, l'attendaient depuis pas mal de temps déjà, mais les retards dûs au label et surtout au fait qu'Internet ait joué un vilain tour à ce cher Mr. Banks, « Rotten Apple » n'a donc pu finalement nous être dévoilé qu'au mois d'Octobre 2006. Un deuxième album enregistré dans un studio qu'il a récemment lui-même fait installer dans son quartier d'enfance de Southside Jamaica, et qui est selon lui mieux travaillé que le précédent car « The Hunger For More » avait été confectionné en tournée avec ses comparses du G-Unit. Fier d'être New-Yorkais, il l'est aussi et le fait d'avoir vécu dans l'un de ces ghettos lui permet, comme à la plupart des rappeurs, d'exprimer son vécu, ce qu'il vit et toutes les autres histoires qui défilent dans ces rues. D'ailleurs sur son nouveau tatouage, on peut nettement lire Rotten Apple et distinguer la Statue de la Liberté qui a défaut de brandir une torche, tiens cette fois-ci un flingue. La torche étant censé représenter la lumière et donc la direction à suivre, on sait tout de suite sa vision des choses et où il veut en venir avec l'autre symbole utilisé. Bref, ceci peut être une indication sur le contenu de ce nouvel opus ?


1. Rotten Apple (feat. 50 Cent & Prodigy) (prod. Havoc)  ★★★

Un morceau qui introduit cet opus de manière assez mystérieuse car on le dirait tout droit sorti d'une mixtape. Mais le beat est vraiment en accord avec le thème, crade et sombre comme les rues de New York, du New York de Lloyd Banks. Un son street bien calibré.


2. Survival (prod. Young RJ Rice)  ★★★

On continue dans un morceau qui représente bien NY, il y a vraiment une bonne volonté de vouloir nous faire écouter de l'ancienne son new-yorkais. Lloyd Banks le dernier survivant des rues new-yorkaise ? En tout cas le son se laisse s'écouter sans problème.


3. Playboy 2 (prod. Ron Browz) ★★★

On enchaine avec un bon morceau sortit du ghetto. Malgré la boucle utilisé qui est à long (ou court) terme assez lassante, Lloyd Banks fait une bonne suite voir meilleur que la première version disponible dans son premier opus.


4. The Cake (feat. 50 Cent) (prod. The 10) ★★★

Comme d'habitude les lyrics G-unit n'ont rien d'extraordinaire, Banks reste ici dans son contexte habituel ! Money, Money, Money. Cependant la chanson est bonne, une que l'on retient le plus facilement puis la couleur verte lui va si bien. 


5. Make A Move (prod. Dirty Swift) ★★

Bien qu'il ait voulu obtenir parfois ce côté plus sombre, et parfois plus énergique sur cet opus, le choix des productions est parfois hasardeuses comme ici. C'est peu marquant comme morceau, à cause de cette instru four-tout.

 

6. Hands Up (feat. 50 Cent) (prod. Dangerous LLC) ★★★★

Morceau qui est là dans le simple but de faire bouger, s'éclater, faire la fête jusqu'à pas d'heure. C'est pas pour autant que les paroles ne volent pas très haut, car Banks enchaîne bien avec des punchlines. Un banger efficace dont seul le G Unit à le secret.


7. Help (feat. Keri Hilson) (prod. Ron Browz) ★★★★

Crossover R&B qui est un son pour lovers. (normal en même temps) Le rappeur New-Yorkais nous parle ici d'un coup de foudre. Efficace et mélodieux, une collaboration qui apporte une bouffé d'air à l'album.


8. Addicted (feat. Musiq Soulchild) (prod. Sha Money XL)  ★★★★

Musiq Soulchild vient poser sa voix suave sur le refrain réussit. Encore un bon choix de collaboration qui apporte à nouveau une belle bouffé d'air frais. Le beat simple, et mélodieux colle parfaitement au rap de Lloyd Banks qui nous parle ici d'addiction.

 


9. You Know the Deal (Dollar Bill) (prod. Major Music) ★★

Morceau au allure Old School, qui sample la voix de Rakim pour en faire un refrain. Malheureusement le résultat escompté n'est pas ce à quoi l'on espérait, le beat est un peu trop discret comme la prestation de Lloyd Banks d'ailleurs.


10. Get Clapped (feat. Mobb Deep) (prod. Neeldz)  ★★★

Pee et Havoc sont tous deux réunis pour un morceau bien obscur, comme à l'accoutumé pour ces deux Mobb Deep. Un son redoutablement efficace où Banks excelle, dans un registre qui lui va parfaitement.


11. Stranger (prod. Nick Speed) ★★★

C'est sombre, et efficace. Il nous avait habitué à un autre style mais celui ci ne fait en rien de l’ombre à la bon prestation de Banks. Le beat sombre, peu imposant avec de petite note de piano rajoute un côté angoissant à la chanson.


12. Change (prod. Prince & Machavelli)  ★★★★

Encore une chanson sombre tout droit sortit du ghetto. Bref, l'instru est bonne, simple mais efficace. Les quelques notes de piano mettent en valeur Lloyd Banks en grand forme. Un très bon morceau.


13. NY NY (feat. Tony Yayo) (prod. Eminem) ★★★

Sur une production plus que modeste d'Eminem, Lloyd est justement là pour nous rappeler que le flingue dirige NY, et avec un Tony Yayo qui semble avoir enregistré son couplet entre deux parloirs tellement il fait une faible et minime apparition.


14. One Night Stand (prod. 9th Wonder) ★★★★

Avec son refrain r&b très efficace, et son ambiance bien soulful, ce titre ne peut être le meilleur morceau de cet album. Il gomme à lui tout seul les petits défauts qu'on a pu rencontrer. Puis Lloyd Banks rappe de si belle manière que le titre qu'on ne peut quant redemandé.


15. Iceman (feat. Young Buck, 8Ball & Scarface) (prod. Dave Morris) ★★

Une belle déception ! Sa manque largement de punch malgré la présence du trio sudiste. Un beat sans grand âme, c'est limite ennuyeux puis les rappeurs ne font rien pour réhausser tout sa. Bref, 5min26 assez molassones.


16. Gilmore's (prod. The Hitmen)  ★★★★

Pour ne pas qu'on ce quitte fâché, Lloyd balance un très bon son brute. Morceau où la qualité est au rendez-vous. Qualité présente grâce au bon boulot des Hitmen et d'un refrain efficace.


Au final, la formule ne change pas: on reste dans la même lignée, dans la même tonalité que le précédent avec quelques bangers, quelques morceaux posés, des morceaux sombres, un lot de refrains histoire d'ambiancer et surtout des invités par-ci par-là. Certes, il y a toujours la même équipe sur cet album, mais d'autres featurings sont un peu plus novateurs voir même surprenants pour certains. Son grain de voix reste le même mais côté flow et lyrics, on sent tout de même une légère progression et une plus grande envie derrière le micro sur certains morceaux. « Rotten Apple », demeure un bon petit album de qualité sans pour autant être extraordinaire, mais dont on sait que les admirateurs de Lloyd Banks y trouveront leur compte. Le style du bonhomme a peu changé par rapport à « The Hunger For More ». Si Banks est loin d'être le nouveau King de New York, il a eu au moins le mérite d'avoir voulu porter haut et fort les couleurs de sa ville, ce qui de nos jours, semble s'avérer pour le moins périlleux.

 

Beats:     Lyrics:      Originalité:

 

 

 

Note: ★★★★★

 

 

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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