Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 22:27

00602498572290 SDate de Sortie: 15 Aout 2006

Date d'enregistrement: 2005 / 2006

Durée: 62 minutes 25 secondes













 
 

  La vie et la mort sont des ennemies intimes qui se concèdent parfois quelques faveurs au gré de la chance et du hasard. Si la fatalité a tranché le sort de Proof, pour Obie Trice, les cieux se sont montrés bienveillants et notre homme a survécu à une balle perdue reçue en pleine tête. Miraculé, peut-être… Le fidèle acolyte d’Eminem s’en est remis à la providence malgré lui, et revient aujourd’hui avec la ferme intention de rester maître de son destin. Forcer la réussite et retrouver des jours paisibles, faire ce qu’on sait le mieux en occultant cet éclat de balle, dernier témoin d’un terrible accident, tels sont les enjeux de ce deuxième effort solitaire pour Obie Trice. Toujours bien accroché à son attrait pour la boisson, le rappeur de Détroit remet donc une tournée pour ses fans.


1. Intro (prod. Eminem)

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2. Wake Up (prod. Eminem) ★★

Dès les premiers pas de l’opus, l’alchimie entre Eminem et Obie essaye de prendre forme, mais se sera sans grand éclat ce coup ci puisque la chanson reste assez plate et ne surprend peu.


3. Violent (prod. Eminem) ★★

Morceau qui donne le ton, sombre, de cette album avec brio, où il raconte qu'on peut tenter de le chopper dans le quartier où il traîne et de le buter, mais qu'il ne loupera pas sa cible et nous tuera en premier. « Mon pote je ne vais pas te rater, ce jour sera celui de ta mort... »


4. Wanna Know (prod. Emile) ★★★

On enchaîne avec ce titre accrocheur et sympathique, au accent rock par moment. Bref un son patate et bourrin qui va décrasser plus d'une sono.


5. Lay Down (prod. Eminem) ★★

Titre où l'ambiance autour de la musique donne une impression de peur. Les échos d'une voix féminine dans le refrain accentue un peu cela. Il s'adresse ici à ses ennemis, à ceux qui se mettent en travers de sa route.


6. Snitch (feat. Akon) (prod. Akon) ★★★

Afin d'assurer un bon « heavy-rotation » sur les radios, Obie fait appel à Akon pour un refrain à la Akon. Concernant le refrain, Akon chante d'un ton nostalgique et met en garde tous ceux qui tenterait de trahir le crew de Obie. Avec cette chanson, ils veulent dire par là que dans le ghetto, si tu rentres dans un gang et que tu balances par la suite quelqu'un, tu signes ton arrêt de mort. Et quelque soit l'endroit où tu essais de te cacher, en changeant de ville, d'Etat... tu ne pourras pas forcément y échapper.


7. Cry Now (prod. Witt & Pep) ★★

L'heure n'est plus à la rigolade et Obie s'est employé à nous le faire comprendre, sur une instru qui sort bien du lot.


8. Ballad of Obie Trice (prod. Eminem) ★★

Eminem revient à la production, et le résultat est toujours les mêmes, l'instru fiévreusement sombre mais très simpliste. Les « choeurs » reste assez limites, voir supprimable.


9. Jamaican Girl (feat. Brick & Lace) (prod. Eminem) ★★

Eminem déjoue les pronostics en proposant le crossover reggae/ragga, pour nous gratifier un peu de bonne humeur. Mais c'est franchement raté.

 

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10. Kill Me A Mutha (prod. Eminem) ★★

On aimerait bien écouter avec enthousiasme le duo Shady/Obie, mais le niveau de la production aux allures sombres et macabre est trop flaiblard. Le but ici est de parler des mecs en boîte qui sont toujours là pour chercher un peu de friction, soit parce qu'ils ont trop bu, ou bien parce qu'il s'approche un peu trop de votre copine en train de danser comme une folle sur la piste. Obie veut donc régler le compte à ce genre de type.


11. Out of State (prod. Swinga) ★★

Titre surprenant aux accents south/country, sur lequel un featuring de Ludacris (Obie empreinte même son flow un moment) n’aurait pas dénoté.


12. All of my Life (feat. Nate Dogg) (prod. Trell) ★★

Le futur tube / single montre d’ailleurs qu’au niveau featuring catchy, Nate Dogg reste un maître en la matière, et qu’aujourd’hui encore, il est capable de transformer en or les disques sur lesquels il couche sa voix de velour.


13. Ghetto (feat. Trey Songz) (prod. JR. Rotem) ★★★★

Titre fort symphatique qui ne souffre aucunement de la présence du chanteur guimauve Trey Songz qui sert un bon hook.


14. There They Go (feat. Big Herk, Eminem & Trick Trick) (prod. Eminem) ★★

Trick Trick, bien inspiré au micro et vole la vedette au reste, confirme que la scène de Détroit regorge de rappeurs qui, s’ils n’ont pas tous une identité très prononcée, sont capables de s’imposer aux côtés de leur chef de file décoloré. Cette chanson est en quelque sorte un hymne pour les gangsters de Detroit, les « D-Town boys » comme ils disent.


15. Mama (feat. Trey Songz) (prod. JR. Rotem) ★★

On reprend les même, et on recommence. Encore une bonne collaboration entre Obie et Trey (au taquet), le résultat est égal à la première collabo.


16. 24's (prod. JR. Rotem) ★★

Sur ce titre le MC de Détroit donne du collier et profite de la bonne composition de JR, pour étaler son talent. Titre qui figure dans les bons moments de l'album.


17. Everywhere I Go (feat. 50 Cent) (prod. Eminem) ★★

La combinaison Obie/Fifty a du mal à décoller, et la production (catastrophique) n'est pas pour rien. Ennuyeux...


18. Obie Story (prod. JR. Rotem) ★★★★

Cette dernière piste est simplement la meilleur de l'album. Sur une excellente production, Obie nous lache un long couplet, fort bien écrit, qui confirme qu'il reste une valeur sûre du label et de la scène rap de Détroit


Avec la mort de Proof, on était en droit de se demander si la scène Hip-Hop de Détroit pourrait rapidement relever la tête. Autant dire que l'album d'Obie Trice tombe à pic pour nous démontrer (partiellement) que c'est bel et bien le cas, surtout qu'il n'est sorti que quelques mois après le décès d'un de ses meilleurs représentant. Du coup ce second album d'Obie, prend un relief bien particulier, car outre le fait de nous plonger dans les rues crasseuses de Motor City, il constitue un témoignage plus que crédible sur le quotidien des rappeurs de cette ville. Obie ayant lui même pris du plomb dans la tête, cela n'étonne pas de retrouver un album beaucoup plus sombre et moins enchantant que le précédent. Il reste tout de même de moins haute volée que la première livraison, mais se révèle à l’image de son visuel : sombre, presque intime par moment, un peu trop uniforme, mais finalement assez réussit. Obie reste toujours un bon rappeur et lyriciste, et fait de cette album un opus plus personnel que « Cheers ». « Second Round’s On Me » annonce l’arrivée à maturité d’Obie Trice, mais moins colorés, moins punchy, il est dans l’ensemble plus réfléchi et mieux maîtrisé. Bref, cette deuxième tournée ne fera pas oublier la première, mais donnera une bonne cuite aux fans.

 

Beats:       Lyrics:        Originalité:  

 

Note: ★★★★★

OBIE

Par Playboy_X - Publié dans : Chronique
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