Partager l'article ! Slaughterhouse, Slaughterhouse: Date de Sortie: 11 Août 2009 Date d'enregistrement: 2009 Durée: 56 minutes 23 ...
Date de Sortie: 11 Août 2009
1. Sound Off (prod. StreetRunner) ★★★
Le super-groupe veut frapper un grand coup, et ce, d'entrée, avec l'énorme intro qui tourne à la démonstration qui clôt les présentations et vante surtout les mérites de cette dangereuse alliance. .Chaque membre du régiment commence les hostilités paisiblement avant d'accélérer du mieux qu'ils peuvent au milieu de leur couplet, et à ce petit jeu-là, Joe Budden traîne clairement la patte. . Royce qui ouvre les hostilités avec une agressivité incroyable, que ce soit le flow ou les lyrics, détruit le beat à lui tout seul.
2. Lyrical Muderers (feat. Kay Young) (prod. Focus) ★★★★
On connaît très bien la qualité de leurs plumes ou de leurs flows, eux-mêmes connaissent très bien les capacités de chacun, c'est pourquoi ils lâchent ce morceau qui sonne un peu comme une vengeance envers ceux qui les ont délaissé ces dernières années. Chacun avec son style d'écriture vient poser sur le beat. On sent dans l'écriture une touche de rancœur, d'avoir était sous-estimé pendant ces dernières années par leurs labels respectifs. Chacun des artistes brillent, le refrain de K Young est simple mais efficace et se fond dans l'ambiance du morceau.
3. Microphone (prod. The Alchemist) ★★★
Le morceau le plus sanglant de l'album. Pas de refrain, juste les couplets des quatre comparses qui se succèdent tour à tour derrière le micro. Ça se sent qu'ils ont faim, qu'ils veulent croquer le micro et montrer qu'ils ont le Hip Hop dans le sang. Une ambiance malsaine vient nous agresser les tympans.
4. Not Tonight (prod. StreetRunner) ★★★
On prend les mêmes et on recommence, sauf que ici l'ambiance nettement plus festive sur ce 'banger'. Le groupe prouve qu'il peut également écrire des lyrics plus arrosé, plus léger. La prod n'est pas mauvaise, elle colle bien au thème de la track. A part le fait que la prod a été recyclée, on ressort content de ce morceau.
5. The One (feat. The New Royales) (prod. DJ Khalil) ★★★★
Lourd tube orienté sexe et Rock N' Roll. Dans la peau de la rock star, Joell Ortiz et Joe Budden se partagent un amusant troisième couplet. La preuve qu’on peut encore faire des vrais hits rap pour les clubs. La fête, le sexe, l'alcool la vie quoi !
6. In the Mind of Madness (Skit)
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7. Cuckoo (prod. DJ Khalil) ★★★★
Morceau bien brute de décoffrage, grâce à son instru vraiment volumineux dans le sens ‘big’. Les quatre bouchers se sont passés le mot pour livrer un titre délirant, c'est la touche cartoon de l'album.
8. The Phone Call (Skit)
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9. Onslaught 2 (feat. Fatman Scoop) (prod. Emile) ★★★
Gosse démonstration flowistiques un poil gâché par le gueulard Fatman Scoop. La seule satisfaction c'est donc les perfs des Mcs qui brillent tous.
10. The Phone Call 2 (Skit)
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11. Salute (feat. Pharoache Monch) (prod. Mr. Porter) ★★★
Envoutant et monotone où le Mc du Queens ne pose que sur le refrain sur ce morceau bluesy, un brin gospel avec ses orgues. Le Slaughterhouse au complet arbore un flow lent, envoutant en concordance avec cette prod.
12. Pray (It's a Shame) (prod. RealSon) ★★★
On les retrouve dans un contexte plus personnel. Joe ne lâche pas de couplet ici, mais les trois autres s'en remettent à lui, le torturé d'esprit, pour que le Seigneur garde un œil bienveillant sur eux. Vous l'aurez compris avec le titre il y est question de Dieu, les quatre Mcs étant croyants ils s'appliquent.
13. Cut You Loose (prod. Mr. Porter) ★★★
Mr. Porter use cette fois-ci d'un sample moins religieux, mais reste dans la Soul avec des cuivres agrémentent bien le beat qui au final se révèle pas mal du tou. Sa reste assez traditionnelle mais sa reste un morceau plaisant, cela passe bien, pas besoin d'être bilingue pour apprécier.
14. Raindrops (feat. Novel) (prod. Filthy Rockwell) ★★★★★
Le point culminant est sans hésiter ce titre dans laquelle ils se dévoilent sur leur passé. Une chanson poignante où chacun y apporte une dose de rage. C'est un morceau touchant auquel on a droit. L'ambiance est assuré par le bruit de la pluie, une ligne de piano, et des percussions bien placées, bref le beat est triste, ambiancé par Novel qui assure les backs. Un morceau émouvant, à l'ambiance frissonnante
15. Killaz (feat. Melanie Rutherford) (prod. Emile) ★★★
La jeune Mélanie Rutheford viens ajouter sa voix à ce ténébreux titre. Les cuivres sont agressifs, les percussions guerrières, le piano est subtilement utilisé tout comme le clavecin. Bon on conclue bien, c'est déjà ça.
Sans mentir, l’album des Slaughterhouse n’est pas l’énorme boucherie-charcuterie tant espérée contrairement à ce que leur nom présupposait . Ils n'avaient rien à prouver à personne, rien à perdre aussi en sortant un album comme celui-ci, alors pourquoi pas ! Du moment qu'on y trouve une poignée de titres intéressants. De Long Beach à New-Jersey et de Brooklyn à Detroit, les fans de chaque rappeur y trouveront un peu de satisfaction dans ce méli-mélo de styles qui finalement n'a pas de réelle osmose. Malgré les gros noms qui circulent derrière pour rythmer "Slaughterhouse", on a la sensation qu'il manque de la folie dans tout ça. Un défaut accentué par un choix de productions souvent très secondaire. Si ça reste carré, on croirait plus écouter un street album bouclé dans l'urgence qu'un album bien ficelé et réfléchi.
Note: ★★★★★
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